La population du quartier Sakaï , situé dans la commune de Bimbo, pousse un cri de détresse. Face à ce qu’elle qualifie d’« avarisme chronique » et de corruption grave, elle pointe du doigt le commandant de Brigade détaché sur place, l’Adjudant Mamion, plus connu sous le surnom évocateur de « papa 50 000 ». Selon les témoignages recueillis, cette autorité militaire, censée garantir l’ordre et la sécurité, sacrifierait la tranquillité des citoyens au profit de ses intérêts pécuniaires.
Une justice à deux vitesses guidée par la corruption
Le principal grief reproché au commandant Mamion est sa collaboration présumée avec des malfrats. D’après les habitants, le principe de fonctionnement de la brigade sous sa houlette est simple : quel que soit le degré du crime commis, une transaction financière suffit à obtenir la libération d’un suspect, bafouant ainsi les droits des victimes.

Un cas emblématique illustre ce climat d’impunité :
Le voleur de récidive de Sakaï : Un voleur de chèvres notoire, visé par plus de dix plaintes de victimes, avait été appréhendé par la population elle-même et remis à la gendarmerie. Après avoir prétendument encaissé la somme de 100 000 francs, l’Adjudant Mamion aurait retardé le transfèrement du suspect avant d’ordonner à l’un de ses éléments de simuler une évasion pour le laisser fuir.
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Destruction de cultures et impunité pour les éleveurs
Les exactions attribuées au commandant ne se limitent pas à la petite délinquance. L’an dernier, des agriculteurs locaux ont fait les frais d’une alliance entre certains éleveurs peuhls et le commandant de Brigade.
Profitant de la protection monnayée de ce dernier, ces éleveurs auraient dévasté des champs et des jardins appartenant à la population locale, laissant les paysans sans aucun recours. Un hardo (chef traditionnel peuhl) aurait même ouvertement nargué un jardinier en affirmant que « la gendarmerie est dans sa poche » et que toute plainte resterait sans suite.
Détournements et abandon de mission
À ces accusations de corruption et de protection de criminels s’ajoutent d’autres dérives, notamment :
Le détournement de matériel public : Des panneaux solaires initialement destinés à alimenter électriquement la brigade auraient été détournés à d’autres fins.
La mise en danger délibérée des citoyens : Pour la population, le constat est amer. L’Adjudant Mamion ne serait pas présent pour assurer la sécurité publique, mais pour s’enrichir personnellement, exposant les habitants à tous les dangers.
Ce commandant de Brigade transforme la localité en zone de non-droit où la corruption grave prospère sous le regard impuissant des habitants de Bimbo.
Appel à l’aide et aux investigations
À travers ce témoignage, les habitants de Sakaï lancent un appel solennel aux autorités compétentes et à la presse pour mener des investigations approfondies sur le comportement de cet officier. Ils espèrent ainsi faire entendre leur voix, restaurer l’état de droit dans leur localité et mettre fin à ce sentiment d’abandon face à l’insécurité.
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