
Bangui (CNC) —Le sergent Élysée Esgupe, Chef d’orchestre de Commando jazz à échapper de justesse à son assassinat dans la nuit du mardi à mercredi au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, capitale de la République centrafricaine.
D’après des informations recoupées par notre bureau d’enquête, les faits se sont produits aux environs de 24 heures à l’entrée de la rue du Professeur Abel Goumba au quartier Malimaka, non loin du siège du parti présidentiel MCU.
Selon nos informations, le sergent Élysée Esgupe, qui revenait de l’hôpital pédiatrique après avoir rendu visite à son neveu malade, a été attaqué en premier par les assaillants avec des coups de pilon sur sa nuque alors qu’il roulait tout doucement avec sa moto.
Tombant au sol, il résistait à ses agresseurs qui ont fini par s’évaporer dans la nature après quelques minutes de bagarre.
Perdant connaissance après son agression, le sergent a été transporté d’urgence à l’hôpital par un passant qui l’a retrouvé allongé à terre à côté de sa moto qui, par coup de chance, n’a pas été emportée par les assaillants.
Son bilan sanitaire montre qu’il a des fractures sur ses mâchoires avec quatre dents arrachées.
En outre, il convient de noter que depuis quelques semaines, les habitants du quartier Miskine dans le cinquième arrondissement de Bangui s’inquiètent sérieusement de recrudescence des actes de violence et des braquages dans leur secteur. Selon eux, il est difficile, voir presque impossible de circuler aux heures tardives à Malimaka, Miskine, Yassimandji et Tiri-Ngouli. Ils appellent à l’aide aux forces de l’ordre de patrouiller régulièrement dans ces localités pour tenter de dissuader ces jeunes malintentionnés.
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
