Ndèkè-Luka: Quand la radio du peuple exploite le peuple via la mafia congolaise de la fondation Hirondelle

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La Fondation Hirondelle, propriétaire suisse de la radio Ndèkè-Luka, accumule depuis des années les pratiques douteuses en République centrafricaine. Sous la direction de la mafia béninoise et congolaise, l’exploitation des centrafricains prend racine.
Ouboule Abalo, Béninois, représente officiellement la Fondation Hirondelle en République centrafricaine. À ses côtés, Désiré Nzey, un mafieux Congolais de la RDC, occupe le poste de coordinateur du service support. Ces deux hommes dirigent une institution qui trahit ses propres principes.
Pourtant, la station se targue d’être la voix des Centrafricains, leur porte-parole auprès du monde. Pourtant, elle piétine ceux qu’elle prétend défendre. Des gardiens, des chauffeurs, des agents d’entretien ou autres, recrutés à Bangui ou dans les villes de province, travaillent depuis quatre, cinq, parfois sept ans sous contrat journalier. Imaginez-vous cela? Dans quel pays on peut voir cela ?
Imaginez, certains de ces hommes et ces femmes ont quitté parfois leurs villes avec l’espoir d’un emploi stable dans leur pays. Ils se retrouvent prisonniers d’une instabilité sans fin à la fondation Hirondelle. Chaque jour, ils ignorent si demain leur contrat sera renouvelé. Cette instabilité dure depuis des années, sans que personne n’intervienne, même l’État.
Or, les fonds de l’Union européenne continue d’alimenter pourtant les caisses de la radio Ndèkè-Luka. L’argent arrive régulièrement de Bruxelles, destiné au fonctionnement de cette institution médiatique en RCA. Mais où file cet argent ? Personne ne peut répondre clairement à cette question. Au Bénin ? En RDC ? Difficile de le savoir, sachant que Le coordinateur congolais du service support exerce sa propre mafia sur les finances. Imaginez, lorsque les équipes des journalistes de la radio Ndèkè-Luka préparent leurs activités, établissent leurs budgets et déposent leurs demandes de décaissement, ce mafieux congolais refuse souvent tout simplement de débloquer les fonds. Certaines activités prévues restent ainsi sans financement, gelées par sa seule décision.
Mais voilà qu’un gardien journalier vient d’être licencié après avoir refusé de travailler dans ces conditions difficiles. Trop, c’est trop, s’est-il dit après quatre années de contrats journaliers successifs. Son refus de se présenter au travail a entraîné son renvoi immédiat. Pas de discussion, pas de négociation, juste la porte.
Et voilà maintenant que cet homme a saisi l’inspection générale du travail pour faire valoir ses droits. L’inspection attend maintenant que d’autres employés mal recrutés se manifestent avant d’agir. Une approche passive qui laisse perdurer les abus. Normalement, cette inspection devrait contrôler d’office les entreprises et organisations, vérifier les statuts des salariés, s’assurer du respect du code du travail. Mais rien du tout.
Mais en Centrafrique, ces vérifications n’existent tout simplement pas. Les ONG internationales, les entreprises étrangères opèrent sans surveillance réelle. Aucun contrôle, aucune inspection du travail. Le pays accumule tellement de retards que ses dirigeants se concentrent sur le maintien de leur pouvoir, laissant le champ libre à tous les dérapages.
La loi existe pourtant. Le code du travail centrafricain interdit formellement les contrats journaliers prolongés au-delà de quelques mois. Après une période de 2 ans, l’employé doit obtenir un contrat à durée déterminée, puis indéterminée. Mais personne n’applique ces dispositions à la Fondation Hirondelle.
Le représentant béninois a même licencié abusivement Sylvie Jacqueline Panika, ex-directrice de la radio qui a duré plus de 25 ans dans cette station. Il l’avait d’abord nommée à un poste fictif de chargée de mission à la Fondation Hirondelle avant de s’en débarrasser. Une manœuvre qui en dit long sur les méthodes de gestion.
Dans leur RDC natale, ou encore au Bénin, de telles pratiques ne passeraient jamais. Les syndicats réagiraient, l’inspection du travail interviendrait, les tribunaux sanctionneraient. Mais ici, sur le sol centrafricain, ces responsables étrangers se permettent ce qu’ils ne toléreraient jamais chez eux. En plus de cela, en tant qu’expatriés, ils devraient travailler sur le sol centrafricain au maximum deux ans. Mais c’est le contraire pour ces deux têtes de la fondation Hirondelle en RCA. Le béninois tout comme le congolais accumulent plus de 4 ans sur place dans le pays. Ils dépassent largement les deux s prévus dans la loi.
Cette situation rappelle étrangement les dérapages observés à la Minusca. Là aussi, des employés ont travaillé six, sept ans sous statut des journaliers avant d’être licenciés du jour au lendemain. Les mêmes causes produisent les mêmes effets dans toutes ces structures internationales implantées en Centrafrique.
Voilà maintenant que les employés de Ndèkè-Luka continuent de travailler dans l’incertitude permanente. Chaque matin, ils se lèvent sans savoir si leur contrat journalier sera renouvelé le soir même. Cette épée de Damoclès pèse sur leurs familles, leurs projets, leur dignité.
L’Union européenne continue de financer cette radio censée informer et éduquer la population centrafricaine. Mais pendant que les fonds arrivent, le coordinateur congolais bloque les décaissements pour les activités journalistiques prévues. L’argent reste quelque part dans les comptes, inaccessible pour ceux qui devraient l’utiliser.
Quelle est donc cette gestion ? Les Suisses de la Fondation Hirondelle, confortablement installés dans leurs bureaux helvétiques, imaginent-ils vraiment que tout fonctionne correctement ici ? Savent-ils seulement comment leurs représentants traitent les employés centrafricains
Ce qui est important pour la fondation Hirondelle, avant de recruter un expatrié, il est urgent de vérifier sa moralité. Ce congolais, dont le comportement dépasse le cadre social, pratique à lui seul sa mafia sans s’inquiéter.
Par Gisèle MOLOMA
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)