Nadine Kossi : “La paix est possible, la cohésion sociale est entre nos mains”

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Nadine Kossi, Présidente de l’association action solidaire vient de publier un texte intitulé “La paix et la cohésion sociale, socle de l’avenir centrafricain”. Dans cette tribune, elle analyse les défis actuels du pays et appelle chaque Centrafricain à prendre sa part de responsabilité dans la construction d’un avenir commun.
Selon Nadine Kossi, “la République centrafricaine secouée par des crises multiformes, a réussi à reprendre sa marche vers le développement grâce à l’étonnante résilience de sa population”. Elle estime que le pays est maintenant entré “dans la phase de consolidation de la stabilité, fondement de tout développement harmonieux”.
Cette analyse optimiste contraste avec la réalité quotidienne vécue par beaucoup de Centrafricains. Mais Nadine Kossi ne nie pas les difficultés. Elle reconnaît que “depuis trop longtemps, la société centrafricaine est déchirée, divisée par des conflits fratricides, des divisions identitaires et la prédominance de l’injustice”.
Elle identifie “le syndrome de la méfiance dans les communautés” comme “la conséquence directe de l’absence de la cohésion sociale et de la paix”. Cette observation touche un point sensible. La méfiance entre communautés reste un poison qui empêche toute reconstruction durable.
Nadine Kossi rappelle que “le destin commun en RCA s’est forgé dans une dynamique d’ensemble à travers un passé bâti dans la cohésion”. Cette référence à l’histoire commune vise à rappeler que les Centrafricains ont déjà su vivre ensemble et peuvent le refaire.
Pour l’auteure, “malgré les blessures ouvertes, les Centrafricains ont montré la force admirable de la résilience”. Mais elle ajoute immédiatement : “la résilience seule ne suffit pas”. Cette nuance est importante. La résilience permet de survivre aux crises, mais ne construit pas automatiquement l’avenir.
Nadine Kossi appelle donc à “faire un choix clair : celui de la paix durable”. Elle précise que cette paix ne doit pas “se limiter aux accords politiques et au cessez le feu mais s’enraciner dans nos quartiers, nos familles, nos lieux de culte et nos écoles”. Cette vision décentralise la responsabilité de la paix pour la placer au niveau de chaque citoyen.
Sur la cohésion sociale, elle propose une définition inclusive : “elle ne signifie pas l’uniformité. Elle signifie le respect des différences, la tolérance, le dialogue et surtout la justice”. Cette approche reconnaît la diversité centrafricaine comme une richesse à gérer plutôt qu’un problème à éliminer.
Nadine Kossi donne un exemple simple : la cohésion sociale “permet à un chrétien, un musulman, un animiste, un agnostique de vivre ensemble sans peur ni méfiance et le sentiment d’appartenance à une même nation”. Cette vision du vivre-ensemble reste un idéal à atteindre dans beaucoup de régions du pays.
L’auteure interpelle ensuite chaque catégorie de citoyens : “le Chef de quartier, l’enseignant, le commerçant, le jeune diplômé, la mère de famille, le leader religieux, le militaire, le député… tous doivent œuvrer chacun à son niveau pour apaiser les tensions, dénoncer la haine et promouvoir la paix”. Cette responsabilisation collective peut sembler ambitieuse, mais elle part d’une idée juste : la paix se construit par des actes quotidiens, pas seulement par des décisions politiques.
Nadine Kossi n’oublie pas le rôle de l’État. Elle rappelle que “les autorités publiques ont la responsabilité de garantir la sécurité, l’accès à la justice et aux services de base”. Elle ajoute une phrase qui mérite attention : “Une paix sans justice est une illusion. Une cohésion sociale sans équité est un mirage”.
Cette affirmation touche un point sensible. La paix ne peut pas se construire durablement sur l’injustice et l’inégalité. Les Centrafricains ne peuvent pas être appelés à la cohésion sociale pendant que certains s’enrichissent illégalement, que la justice fonctionne à deux vitesses, et que les services publics restent inaccessibles à la majorité.
L’auteure adresse un message particulier aux jeunes : “vous êtes les bâtisseurs de demain. Refusez la manipulation, rejetez la violence, engagez vous pour les causes nobles, croyez en la force de l’éducation, de la culture et du dialogue”. Cet appel à la jeunesse reconnaît son rôle dans la construction de l’avenir.
Nadine Kossi ajoute : “L’avenir de la République centrafricaine dépend de votre capacité à faire mieux que les générations précédentes”. Cette phrase place une responsabilité lourde sur les épaules des jeunes, mais reconnaît aussi que les générations précédentes ont échoué sur certains aspects.
Elle conclut par un appel : “Nous n’avons pas d’autres patrie que la République Centrafricaine. Nous n’avons pas d’autres choix que de la relever ensemble. Que chacun commence là où il est avec ce qu’il a pour semer les graines d’un vivre ensemble apaisé”.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
