Moungoumba: un père adoptif arrêté pour le viol de sa fille de 12 ans à Libo

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Un acte de violence insupportable vient d’être révélé dans le village de Libo, situé à 14 kilomètres de Mongoumba, dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la République centrafricaine. La jeune Edwige Yasse, une enfant de seulement 12 ans, a été violée par celui qui était censé la protéger : son père adoptif, Sakenze Séverin.
Les événements se sont déroulés il y a quelques jours dans ce village paisible de Mongoumba. Sakenze Séverin a usé d’un stratagème pour éloigner l’enfant du village. “Mon mari a demandé à ma fille de l’accompagner pour aller pêcher sur la rivière”, explique Marie, la mère de la victime, la voix tremblante d’émotion. “Comme la rivière est loin du village, je ne me suis pas méfiée. Je ne pouvais pas imaginer qu’il ferait une chose pareille à notre enfant“.
C’est au retour de cette prétendue partie de pêche que l’homme a commis l’irréparable. La petite Edwige, terrorisée, n’a d’abord pas osé parler. Ce sont des changements dans son comportement qui ont alerté sa mère. Face au silence inhabituel de sa fille, Marie a commencé à poser des questions.
“Ma fille n’a que 12 ans. Elle est encore une enfant. Ce qu’il a fait dépasse l’entendement”, confie Marie, qui a immédiatement décidé d’agir en apprenant la terrible vérité. Accompagnée de ses frères, elle a emmené Edwige à Mongoumba pour des examens médicaux à l’hôpital, qui ont malheureusement confirmé les violences.
Lors de leur audition à la gendarmerie de Mongoumbal’enfant a courageusement témoigné, identifiant formellement son père adoptif comme son agresseur. Face aux preuves accablantes et au témoignage de sa fille adoptive, Sakenze Séverin n’a eu d’autre choix que d’avouer son crime.
“Je ne sais même pas si elle sera enceinte”, s’inquiète Marie, rongée par l’angoisse des conséquences physiques et psychologiques que pourrait subir sa fille. “Ce qu’il a fait est impardonnable. Comment un père peut-il faire cela à son enfant ?”
La mère, déterminée à obtenir justice pour sa fille, a officiellement porté plainte. “Je laisse la justice faire son travail. Qu’ils l’arrêtent, qu’ils le transfèrent à Bangui, peu m’importe. Il doit répondre de ses actes”, déclare-t-elle avec fermeté.
Cette affaire a provoqué une onde de choc dans le village de Libo, où les habitants peinent à comprendre comment un père adoptif a pu trahir aussi gravement la confiance de sa famille à Moungoumba. Les voisins décrivent une famille sans histoire jusqu’à ce drame, ce qui rend l’acte encore plus incompréhensible.
La gendarmerie de Mongoumba a ouvert une enquête approfondie. Les examens médicaux pratiqués sur la jeune Edwige ont fourni des preuves irréfutables des violences subies. Les autorités traitent cette affaire avec le plus grand sérieux, conscientes de la nécessité de protéger les enfants contre de tels actes de violence.
Ce cas dramatique pose la question de la protection de l’enfance dans les zones rurales de Centrafrique, où l’accès à la justice et aux soins peut parfois être compliqué par l’éloignement des centres urbains. La détermination de Marie à obtenir justice pour sa fille, malgré les 14 kilomètres séparant Libo de Mongoumba, témoigne du courage des mères face à ces situations traumatisantes.
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
