Les déclarations mensongères et la propagande du sous-préfet Abel Beltoungou face à la terreur quotidienne des habitants de Yaloké

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Par : la rédaction de ,
Le discours fallacieux d’Abel Beltoungou sur le retour du calme dans la sous-préfecture de Yaloké constitue une humiliation pour la population, qui fait face de jour comme de nuit à la violence insoutenable des bandits armés.
Les récentes déclarations du sous-préfet sur les ondes de la radio Ndékè-luka locale la semaine dernière s’apparentent à une opération de communication grossière. Ses propos tentent d’occulter une insécurité chronique profondément enracinée dans le quotidien des résidents de la circonscription.
Le sous-préfet s’exprime publiquement comme s’il venait de prendre ses fonctions le jour même, trahissant une ignorance totale des réalités de sa juridiction. Le calvaire vécu par les secteurs de Yaloké un et Yaloké deux demeure pourtant permanent.
Chaque jour apporte son lot de drames face aux incursions répétées de criminels qui sèment le chaos en toute impunité. Les agressions violentes et les vols de fonds massifs constituent le douloureux quotidien des citoyens abandonnés à leur triste sort.
Les conducteurs de mototaxis et les passants payent un tribut particulièrement lourd, certains y laissant tragiquement la vie lors d’embuscades ciblées. Les spoliations financières répétées dépouillent les familles de leurs maigres ressources sous le regard impuissant des proches.
L’arrestation fortuite de deux malfaiteurs sert de prétexte à une campagne publicitaire outrancière visant à simuler une maîtrise de la situation. Cette mise en scène fallacieuse cherche à faire croire à un rétablissement miraculeux de l’ordre public.
La réalité du terrain dément formellement ces célébrations officielles puisque les axes routiers de la région demeurent des zones de non-droit. Les forces de l’ordre profitent de cette confusion pour instaurer un système de rançonnement généralisé.
Militaires, gendarmes et policiers concentrent leurs efforts sur l’érection de barrières lucratives destinées à ponctionner illégalement l’argent des voyageurs. Cette taxe abusive, pudiquement qualifiée de formalité, frappe indistinctement les usagers et les véhicules de transport.
Cette quête effrénée de gains personnels l’emporte sur toute considération sécuritaire, laissant le champ libre aux assaillants pour planifier leurs méfaits. Les proclamations officielles d’Abel Beltoungou agissent ainsi comme un écran de fumée pour pérenniser ces pratiques abusives.
Pendant que les discours radiophoniques vantent une prétendue collaboration fructueuse avec les brigades locales, la détresse populaire ne cesse de grandir face à des institutions qui s’enrichissent sur le dos des usagers.
Par Arsène Zato
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