L’ENERCA, regarde, tu viens de tuer un jeune homme : il te faut combien de morts pour que tu arrêtes tes mauvaises installations ?

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Un jeune vendeur d’œufs meurt électrocuté à Bangui à cause d’une installation défaillante. Mais ENERCA, combien de morts avant de réparer tes installations dangereuses ?
Le vendredi 23 mai 2025, un jeune homme, vendeur des œufs, marchait dans les rues animées du centre-ville de Bangui, son seau à la main, cherchant à gagner sa vie. Sous la pluie, il a marché dans une flaque d’eau près d’un poteau électrique. En un instant, il a été foudroyé par une décharge électrique. Aucun câble n’était à terre, aucun signe évident de danger. Pourtant, le courant s’est propagé au sol, probablement à cause d’une fuite dans une installation mal entretenue. Ce jeune homme, comme tant d’autres avant lui, a perdu la vie à cause d’un système défaillant.
Ce n’est pas la première fois que cela arrive. À Bangui, et même ailleurs dans le pays, comme à Boali, des accidents similaires se produisent régulièrement. Des gens marchent, vivent leur quotidien, et soudain, une flaque d’eau devient mortelle à cause d’un poteau ou d’un réseau électrique mal isolé. Dans certains quartiers de la capitale, les autorités de l’ENERCA pointent du doigt les branchements illicites, accusant les habitants de causer ces drames. Mais ici, au cœur de la capitale, dans une zone où les installations sont censées être officielles et contrôlées, cette excuse ne tient pas. Ce n’est pas un problème de “trafic électrique”. C’est une question de maintenance, de surveillance et de responsabilité.
ENERCA, la société en charge du réseau électrique, a le devoir d’assurer la sécurité de ses équipements. Un poteau électrique dans une zone habitée ne devrait jamais devenir une menace mortelle en permanence. Une fuite de courant, comme celle qui a tué ce jeune homme, signale un défaut d’isolation ou une mise à la terre inadéquate. Ces problèmes techniques ne sont pas des fatalités. Ils peuvent être évités avec des inspections régulières, des réparations rapides et un entretien sérieux. Pourtant, ces accidents continuent, et les familles des victimes, souvent démunies, se retrouvent à enterrer leurs proches sans réponses ni justice.
Dans beaucoup de cas, les proches des victimes n’ont pas les moyens de poursuivre en justice. Prendre un avocat, engager une procédure, tout cela coûte cher. Alors, l’affaire est oubliée, et la vie continue. Mais ce silence ne peut plus durer. Chaque décès est un signal d’alarme. Si rien n’est fait, d’autres perdront la vie demain, dans une autre rue, sous une autre pluie. ENERCA doit être tenue pour responsable. C’est elle qui gère le réseau, qui installe les poteaux, qui est censée garantir leur sécurité. Si une installation cause la mort, c’est qu’il y a eu un manquement quelque part.
Une enquête technique s’impose pour comprendre pourquoi cette fuite de courant s’est produite. Était-ce un défaut d’entretien ? Une négligence dans la surveillance ? Une installation vétuste ? Les réponses à ces questions sont essentielles pour éviter que d’autres familles ne pleurent leurs proches dans des mêmes conditions. Les autorités, qu’il s’agisse d’ENERCA, des services municipaux ou du ministère de l’Énergie, doivent agir. Il faut des inspections régulières, des réparations immédiates et des sanctions en cas de négligence.
Ceci dit, ce drame doit être un déclic. ENERCA et les autorités doivent agir pour que plus personne ne meure à cause d’une flaque d’eau. La sécurité électrique n’est pas une option, c’est un droit pour tous les citoyens, quelle que soit son origine ethnique : Gbaya, Mandja, ou autres….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
