Le ministre conseiller Pascal Bida Koyagbele accuse les déplacés de Mbongossoua de simuler pour un troisième dédommagement : « Ils font malin pour dormir sous les bâches » pour demander de l’argent
Rédigé le 12 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Près de 2 000 personnes vivent sous des bâches depuis les inondations de 2023. L’île Mbongossoua, village doré du projet avorté de Crypto-Island, les a vus partir sans espoir de retour.
Pascal Bida Koyagbele parle. Le ministre conseiller chargé des Grands Travaux à la présidence de la République ne mâche pas ses mots. Face aux caméras, il défend la version officielle avec une assurance des fous . Les habitants ? Déjà indemnisés. Deux fois même. En 2010 d’abord. Puis en 2017. « On leur a même trouvé un espace pour qu’ils puissent se reloger », affirme-t-il dans sa folie.
Mais voilà. Ces gens refusent de partir. Ils s’accrochent à leurs bâches, dorment dans la boue, supportent la pluie et le soleil. Pourquoi ? Koyagbele a son explication. « Ils font malin pour dormir sous les bâches ». La phrase tombe comme un couperet. Le conseiller suggère que ces familles jouent un jeu. Un calcul froid. Rester dans la misère pour décrocher un troisième dédommagement.
Il va encore plus loin. Évoque des « revenus mensuels » liés à leur statut de déplacés. Une aide qui, selon lui, transforme leur malheur en stratégie financière. Certains préfèreraient rester là, volontairement, depuis deux ans maintenant. Attendre. Calculer. Encaisser.
Siopathis Mbassi vit sous une bâche. Elle témoigne d’un abandon total. « On a l’impression d’avoir été oubliés par le gouvernement, comme si on n’était pas des Centrafricains. » Sa voix porte la fatigue de mois d’attente. Les familles ne peuvent retourner sur l’île que pour prier à l’église Sauvé des Eaux. Rien de plus.
Le conseiller compare ensuite la Centrafrique à ses voisins. « Autour des pays là, elles sont malades. » Une phrase énigmatique qui laisse entendre que la RCA gère mieux ses crises. Que d’autres nations sombrent tandis que Bangui tient bon. Et que certains, ici, chercheraient à profiter du système en prolongeant artificiellement leur détresse.
Dans les milieux banguissois, on murmurent. Beaucoup considèrent Koyagbele comme mentalement troublé. Ses propos contre des gens qui dorment dehors choquent même ses pairs. « ce type est vraiment malade », murmurent certains dans la capitale. D’autres parlent de déconnexion totale avec la réalité du terrain.
Selon le dictateur Faustin-Archange Touadera, le projet Crypto-Island devait transformer l’île en paradis fiscal pour cryptomonnaies. Il ne reste aujourd’hui que des promesses mortes et des familles coincées entre deux rives. Le gouvernement annonce une relance des travaux en juin 2026. Les déplacés continuent d’attendre sous leurs bâches tandis que le conseiller à la présidence les accuse de comédie
Par Gisèle MOLOMA….
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