Le marché de la mort à ciel ouvert : l’invasion des drogues de synthèse et de l’alcool frelaté à Paoua
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
La ville de Paoua subit un déversement massif de boissons contrefaites et de Tramadol. Ce marché destructeur prend de l’ampleur et prive la population de tout avenir.
La ville de Paoua, chef-lieu de la préfecture de l’Lim-Pendé, subit de plein fouet une criminalité transfrontalière de grande envergure. En raison de sa position géographique stratégique, cette localité subit un déversement continu de substances toxiques. Le commerce illicite s’organise au grand jour, transformant la zone en un véritable marché de la mort à ciel ouvert. Des camions de douze roues arrivent lourdement chargés de boissons frelatées et de drogues de synthèse. Des nuées de motos participent aussi à cette logistique. Ce transport se déroule au vu de tous. Les agents aux postes de contrôle acceptent de petits billets de banque pour fermer les yeux. Les cargaisons circulent ainsi sans la moindre difficulté sur le territoire national.
Le principal pourvoyeur de ce chaos est le groupe paramilitaire Wagner. Malgré l’existence d’un arrêté ministériel qui interdit strictement la fabrication et la vente de ces boissons de contrefaçon, la milice privée russe maintient une production de masse. Leurs usines produisent des volumes gigantesques d’un alcool extrêmement nocif. Le groupe distribue ensuite cette marchandise mortelle dans tous les points de vente de la région, étendant son réseau de distribution jusque dans les villages les plus reculés de la brousse. Les mercenaires profitent de leur impunité totale pour réaliser des profits colossaux sur la santé des habitants.
La situation dans la capitale et ses banlieues s’avère encore pire. Le réseau de distribution de ces poisons de synthèse s’étend sur l’ensemble du territoire centrafricain. À l’est et au nord-est, les localités de Sam-Ouandja, de Ouanda-Djallé et d’Obo subissent la même détresse. Dans ces zones, le mode d’approvisionnement change. Les trafiquants utilisent la voie aérienne. Les hélicoptères de Wagner ainsi que certains vols logistiques acheminent des sacs remplis de Tramadol et d’alcools frelatés directement depuis Bangui. Les militaires transportent ces stupéfiants dans leurs bagages personnels pour approvisionner les marchés locaux.
La jeunesse centrafricaine subit de plein fouet les effets de cette intoxication de masse causée par l’invasion des drogues. Les adolescents et les jeunes adultes développent une accoutumance immédiate à ces produits chimiques bon marché. Les consommateurs sombrent rapidement dans un état de dépendance totale, ce qui détruit le tissu social des communautés. Les familles assistent impuissantes à la déchéance de leurs enfants. Les structures sanitaires locales n’ont aucun moyen pour soigner les victimes de ces substances de synthèse. Les rues des villes mentionnées affichent un spectacle de désolation quotidienne, avec des groupes de jeunes totalement déconnectés de la réalité sous l’effet des doses quotidiennes.
La corruption généralisée des agents publics consolide ce système criminel à ciel ouvert. Chaque barrière routière devient un simple point de péage pour les trafiquants. Les lois de la République n’ont plus aucune valeur face à la puissance financière et militaire des réseaux russes. Les stocks de boissons interdites se renouvellent chaque jour sans que l’État ne parvienne à appliquer ses propres décrets de prohibition. La population constate quotidiennement l’inefficacité des contrôles et la complicité des autorités locales, qui reçoivent des commissions sur chaque cargaison débarquée.
L’économie locale se trouve totalement modifiée par cette manne financière clandestine. Les commerces traditionnels ferment leurs portes au profit des débits de boisson illégaux et des points de vente de comprimés. Les gains générés par la vente de Tramadol et d’alcool frelaté dépassent de loin les revenus de l’agriculture ou du commerce légal, ce qui pousse une partie de la population à participer directement à la distribution. Les réseaux criminels locaux s’allient aux forces étrangères pour maximiser les profits, créant une dépendance économique de la région envers ce commerce destructeur.
Les perspectives d’avenir pour ces régions s’annulent à mesure que les cargaisons se multiplient. Les écoles se vident de leurs élèves, attirés par les gains faciles du trafic ou rendus incapables de suivre les cours à cause de leur forte addiction. Les parents ne parviennent plus à exercer la moindre autorité sur une génération entière sacrifiée pour les intérêts financiers des miliciens. Les chefs de quartier tentent d’alerter les ministères à Bangui, mais les rapports restent sans réponse pendant que les camions de douze roues continuent de décharger leurs produits toxiques au centre de Paoua
Par Alain Nzilo
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
