L’Archange et son Démon : Pourquoi Touadéra personnalise-t-il sa haine contre Dologuélé ?

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 L’Archange et son Démon : Pourquoi Touadéra personnalise-t-il sa haine contre Dologuélé ?

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le palais de la Renaissance semble désormais régi par une obsession qui dépasse la simple gestion des affaires publiques. Faustin-Archange Touadéra transforme l’appareil d’État en un instrument de vendetta personnelle, où chaque décision administrative contre Anicet Georges Dologuélé devient le reflet d’une rancœur tenace et destructrice pour l’unité nationale.

 

La politique centrafricaine quitte le terrain des idées pour s’enfoncer dans les bas-fonds du ressentiment individuel. En s’attaquant à l’identité même de son principal rival, le chef de l’État ne cherche plus à gouverner, mais à anéantir un homme qui incarne le miroir de ses propres échecs.

 

Cette haine se manifeste par une volonté farouche de transformer un ancien Premier ministre en apatride, au mépris total des arrêts rendus par le Conseil constitutionnel. Le régime ne se contente pas de gagner des élections, il veut effacer l’existence civile de celui qui refuse de se plier à ses caprices.

 

Cette personnalisation du conflit dégrade la fonction présidentielle, la rabaissant à un niveau où le mépris des courriers et le blocage des passeports deviennent des trophées de guerre.

 

Le ministre de l’Intérieur et le procureur de la République sont réduits au rôle de serviteurs d’une colère présidentielle qui ne connaît plus de limites. La confiscation d’un document de voyage à l’aéroport de Bangui n’obéit à aucune logique sécuritaire, mais répond au besoin de satisfaire une pulsion de domination.

 

Touadéra exige une soumission totale, une demande de réintégration qui s’apparente à un baisemain médiéval, pour rétablir des droits qui n’auraient jamais dû être contestés. Cette dérive montre que le pouvoir actuel ne supporte aucune contradiction, voyant dans chaque démarche citoyenne une offense personnelle au “maître” du pays. L’acharnement se poursuit jusque dans les circonscriptions électorales, où les deniers publics servent à financer une traque politique sans fin.

 

Cette traque vide les institutions de leur substance pour ne laisser place qu’à l’arbitraire d’un clan. En empêchant Dologuélé de rejoindre les instances de l’Union africaine, Bangui privilégie la satisfaction d’une haine privée au détriment du rayonnement diplomatique de la nation.

 

Le refus de dialogue, le silence opposé aux demandes d’audience et les menaces proférées à l’encontre des magistrats indiquent une rupture définitive avec les principes démocratiques. La justice est devenue une arme de poing entre les mains d’un exécutif qui se croit au-dessus des lois et de la morale.

 

On préfère construire des murs de méfiance plutôt que de respecter la parole donnée lors de l’investiture. Cette gestion émotionnelle de l’État installe une insécurité juridique où la nationalité devient une faveur révocable selon l’humeur du palais.

 

Chaque acte de vexation supplémentaire renforce l’image d’un pouvoir qui, faute de pouvoir convaincre par les résultats, choisit de persécuter par la force. Les institutions judiciaires, censées protéger le faible contre l’abus de pouvoir, se font les complices d’une mise à mort civile organisée depuis les sommets de l’exécutif.

 

La Constitution de la septième République ne sert plus que de décor à une pratique du pouvoir où le ressentiment personnel prime sur l’intérêt général. On assiste à une démission de l’intelligence politique au profit d’une brutalité administrative qui ne laisse aucune place au compromis ou au respect mutuel.

 

Les cadres du régime s’alignent sur cette posture belliqueuse, craignant de subir à leur tour les foudres d’un dirigeant qui ne pardonne pas l’indépendance d’esprit. Le pays s’enfonce dans une crise où la loi est remplacée par la volonté du prince, transformant la République en un champ de bataille pour ego blessé.

 

Par Alain Nzilo

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