L’affaire des biens mal acquis du couple mafieux Mamadou : Le débat continue d’enflammer les réseaux sociaux après la publication du statut de la fonction publique par le journaliste Christian Ndota
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Rien ne semble pouvoir éteindre l’incendie. Malgré les manœuvres désespérées du régime de Bangui, qui inonde la toile de textes artificiels générés par l’IA pour blanchir cette mafia économique, l’affaire des biens mal acquis du couple mafieux Mamadou continue d’enflammer les réseaux sociaux. Le débat a pris une tournure explosive après la publication du statut de la fonction publique par le journaliste Christian Ndota. Ce rappel à la loi met en lumière l’incompatibilité flagrante des affaires privées de Dame Prisca Mamadou avec son rôle d’État. Mais comme le souligne l’ancien député Jean-Pierre Mara, ce scandale soulves une question de gouvernance bien plus profonde : celle d’un système où civils comme militaires ont transformé les deniers publics en un vulgaire fonds de commerce.
Le pavé dans la mare de Christian Ndota : La loi contre l’impunité
Le déballage a commencé lorsque le journaliste Christian Ndota a partagé les documents officiels de la Loi n°09-014 du 10 août 2009 portant Statut général de la Fonction publique centrafricaine. Sur les réseaux sociaux, ce texte a agi comme un électrochoc en mettant en évidence l’illégalité totale dans laquelle opère le clan Mamadou.
L’article 32 de ce statut interdit formellement à tout fonctionnaire d’exercer, à titre personnel ou par personne interposée, une activité commerciale incompatible avec sa fonction. Le texte stipule également que même les activités du conjoint doivent être déclarées pour préserver les intérêts du service.
Or, Dame Prisca Mamadou est une haute fonctionnaire (directrice des finances et de la comptabilité au ministère de la Sécurité publique). En monopolisant les marchés d’équipements militaires et de fournitures de son propre secteur, elle viole délibérément la loi de son pays. L’article 133 de ce même statut prévoit pourtant la révocation d’office pour « détournement de deniers publics ou de biens de l’État ». La publication de ce document a définitivement ruiné la défense du régime, qui tente en vain d’utiliser des faux textes générés par intelligence artificielle pour protéger cette criminelle économique.
La réaction de Jean-Pierre Mara : Un cancer qui dépasse les simples fonctionnaires
Saisissant la balle au bond, l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, a réagi fermement pour élargir ce débat. Tout en saluant le travail de Christian Ndota, qu’il qualifie d’« attaquant de pointe », l’ancien parlementaire pose une question centrale qui redéfinit l’ampleur du problème : doit-on limiter le débat sur les détournements et les marchés publics aux seuls fonctionnaires ?
Pour Jean-Pierre Mara, la réponse est non, et s’arrêter là risquerait de masquer les véritables causes de la faillite de l’État. Il rappelle que les Directeurs Généraux de sociétés parapubliques, les Directeurs de Cabinets et les Ministres qui occupent les hautes fonctions ne sont pas tous des fonctionnaires. Pourtant, ils participent massivement au même système de confiscation. Mara dénonce une crise globale de la gouvernance publique et pose un diagnostic implacable sur la mentalité des dirigeants centrafricains :
La destruction du pouvoir d’achat
L’ancien député rappelle que les salaires n’ont pas été revalorisés en fonction de l’inflation et de l’évolution des prix depuis 1980. Cette précarisation institutionnalisée pousse aux dérives, même si elle n’excuse pas le pillage.
La dépendance psychologique de l’élite
Mara fustige les gouvernants qui ne comprennent pas d’où vient l’argent et s’imaginent qu’un État ne peut fonctionner qu’avec l’argent des partenaires extérieurs (France, FMI), pendant qu’ils pillent l’aide publique à l’intérieur.
L’effondrement de la Justice
« Si le Droit et la justice étaient pratiqués au minima dans ce pays, il y aurait moins de tentatives de commerce par les fonctionnaires », martèle l’ancien député.
En clair, Jean-Pierre Mara démontre que les non-fonctionnaires nommés aux hautes fonctions ont fait des services de l’État leur « fonds de commerce » personnel.
Rappel des faits : Les rouages de l’affaire Mamadou
Pour comprendre l’indignation générale qui sature la toile centrafricaine, il faut rappeler les faits vertigineux qui accablent le clan du chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou, et son épouse Prisca Roseline Passet-Mamadou :
L’appartement parisien à 700 000 € : L’affaire a éclaté suite aux révélations sur l’achat comptant, à Paris (Suresnes), d’un appartement de luxe de 110 m² pour 700 000 euros par Prisca Mamadou.
Le circuit du blanchiment : L’argent a été transféré via une société-écran fantôme appelée « BAC DE KJ SERVICE », dirigée par le lieutenant-colonel Brice Davy Mamadou Docketh (frère du chef d’état-major), qui a utilisé Ecobank pour envoyer les fonds à l’étranger en contournant les règles de change de la CEMAC.
La holding familiale et le népotisme : Le couple a placé leur fils de 27 ans, Jordy Étienne Mamadou (un ancien enfant-soldat intégré illégalement à l’âge de 16 ans), à la tête de la logistique militaire des FACA. C’est lui qui valide les budgets de construction et de transport.
Le pillage des troupes et de l’aide : Pendant que le clan surfacture les équipements militaires à 200 % en siphonnant le Trésor Public et l’aide internationale, la Prime Globale d’Alimentation (PGA) des soldats sur le terrain est détournée ou coupée. Pire encore, des militaires d’active sont utilisés comme esclaves et main-d’œuvre gratuite pour bâtir les villas privées du couple.
Face à la plainte pénale imminente déposée par le Parti du Changement Social (PCS) de Chancel Sekode devant le Parquet National Financier (PNF) à Paris, l’étau se resserre. Les faux articles de l’IA du régime n’y pourront rien : le statut de la fonction publique publié par Christian Ndota et la charge politique de Jean-Pierre Mara viennent de signer la fin de l’omerta à Bangui.
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org




