Ils ont déjà vidé le sous-sol centrafricain. Ils reviennent maintenant endoctriner la jeunesse. La colonisation de la RCA se poursuit à grande échelle

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
La République Centrafricaine est devenue le laboratoire vivant d’une ambition russe qui ne se dissimule plus : prendre un pays, ses richesses, ses institutions, et maintenant ses jeunes.
Tout a commencé bien avant ce samedi 21 février 2026. Depuis leur arrivée sur le sol centrafricain, les mercenaires du groupe Wagner, envoyés par Moscou sous couvert de coopération militaire, ont méthodiquement mis la main sur tout ce que le pays possédait. L’or, le diamant, les douanes, le commerce, les finances. Rien n’a échappé à cette prise en main silencieuse mais totale.

Ce pillage économique aurait pu suffire. Mais Wagner ne s’arrête pas là, et vous allez comprendre. En effet, le samedi 21 février 2026, en prélude à la Journée des défenseurs de la patrie célébrée chaque 23 février en Russie, la Maison Russe de Bangui a conduit une cinquantaine de jeunes jusqu’à Bérengo, à 80 kilomètres de la capitale. Ce centre militaire, tenu par des instructeurs russes de la milice Wagner, n’est pas une école. C’est une base de formation armée.
Sur place, ces jeunes ont été initiés au maniement de la Kalachnikov et de la DKM, deux armes de guerre. On leur a fait visiter les champs de tir, on leur a expliqué les cycles d’instruction militaire, on leur a parlé de sacrifice et de défense de la patrie. Mais pas de la patrie centrafricaine.

Car c’est là que tout bascule vraiment. L’un des participants, présenté comme encadreur du programme russe Alabuga Start 2026, a déclaré publiquement : ils se préparaient à défendre leur patrie, comme les Russes l’ont fait. Pas comme les Centrafricains. Comme les Russes. Cette phrase, publiée fièrement sur les réseaux sociaux par les cercles proches de Wagner, résume à elle seule ce que cette journée visait vraiment.
Le programme Alabuga Start n’est pas un détail mineur dans cette histoire. C’est un dispositif russe qui recrute des jeunes Africains pour les former dans des zones économiques spéciales en Russie. Que son encadreur soit précisément la voix choisie pour parler au nom du groupe ce jour-là, à Bérengo, n’a rien d’étonnant.
Ce que Wagner déploie en RCA ressemble trait pour trait à ce que la Russie pratique depuis des années chez elle avec la Younarmia, cette structure paramilitaire qui façonne les jeunes esprits bien avant qu’ils n’aient l’âge de choisir leur camp.
Et Bérengo n’est qu’un point sur la carte. Dans les villes de province également, loin des regards et des débats, comme à Bocaranga dans l’Ouham-Pendé, des responsables de la jeunesse locale ont été rassemblés pour suivre des formations similaires. Cette extension géographique montre que ce qui s’est passé le 21 février n’était pas une initiative locale improvisée.
Ceux qui sont censés gouverner la RCA aujourd’hui observent sans broncher, ou peut-être sans pouvoir faire autrement. Wagner les maintient, Wagner les protège, Wagner décide. Ce que certains appellent encore un gouvernement souverain ressemble davantage à une façade derrière laquelle d’autres mains tiennent les rênes.
Au terme de la journée à Bérengo, plusieurs participants ont exprimé le souhait de rejoindre les Forces Armées Centrafricaines. Ce résultat-là, les organisateurs l’attendaient probablement depuis le matin.
Par Éric Azoumi
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)