Ernest Mada, ministre voleur du gouvernement, dont le salaire est saisi par le trésor public, veut devenir député de Bria

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Ernest Mada n’a aucune honte. Condamné à rembourser les 90 millions de francs CFA qu’il a volés au ministère de l’Éducation, ce ministre voleur se présente aujourd’hui aux législatives à Bria 1. Rejeté par les militants du MCU lors des primaires, il revient par la petite porte comme candidat indépendant. Dans la Centrafrique de Touadera, même les voleurs avérés et les faux diplômés peuvent espérer siéger à l’Assemblée nationale.
Ernest Mada connaît bien les dossiers de corruption. Quand il était directeur de cabinet au ministère de l’Éducation nationale, les partenaires internationaux ont fait des dons importants : de l’argent, des kits scolaires, du matériel destiné aux élèves centrafricains. Plus de 90 millions de francs CFA devaient servir à acheter des livres scolaires et des motos pour le personnel éducatif. Mais Ernest Mada a préféré rediriger cet argent vers ses propres comptes.
Quand l’affaire a éclaté en 2023 grâce au courage du journaliste Fiacre Salabe, Mada a d’abord nié. Il a affirmé publiquement qu’il s’agissait d’un autre Ernest Mada, pas lui. Une défense pathétique qui n’a trompé personne. L’Inspection générale d’État, mandatée par le président Touadera, a enquêté et rendu son verdict : Ernest Mada devait rembourser les fonds détournés. Au lieu de le sanctionner véritablement, le système s’est contenté d’organiser un prélèvement automatique sur son salaire. Chaque mois, le Trésor public coupe une partie de sa paye pour récupérer l’argent volé.
Mais voilà qu’aujourd’hui, ce cleptomane ministre se présente aux Élections législatives dans la circonscription de Bria 1, chef-lieu de la Haute-Kotto. Il n’est même pas candidat officiel du MCU, le parti au pouvoir. Les militants de Bria l’ont battu sèchement lors des primaires. La population locale a clairement exprimé son rejet. Qu’à cela ne tienne : Ernest Mada revient comme candidat indépendant, utilisant sa position privilégiée au sein de l’appareil du parti pour manœuvrer.
Car Ernest Mada occupe un poste stratégique : directeur de cabinet du directeur national de campagne du MCU. Ce directeur national de campagne n’est autre que le président de l’Assemblée nationale et premier secrétaire général du MCU. Avec de tels appuis, Mada pense pouvoir contourner le verdict des urnes et manipuler le processus électoral à son avantage. Une manœuvre mafieuse qui permet aux voleurs de rester dans le système, voire de grimper les échelons.
Sa récente mission à Bria du 7 au 12 mars 2025 confirme cette stratégie. Dans les communes de Daumbutu et Dabanidu, Mada a joué les héros de la paix devant les médias. Il a assisté à la destruction de 250 armes artisanales et vanté les succès du programme de désarmement. Il a parlé de relèvement, de stabilisation, de vision présidentielle. De beaux discours pour un homme dont le salaire est amputé chaque mois parce qu’il a volé l’argent des écoliers.
Quand Mada évoque les défis de l’éducation et de la santé dans la région, on se demande s’il se moque du monde. Comment peut-il disserter sur l’éducation alors qu’il a privé des milliers d’élèves de leurs livres scolaires ? Comment peut-il parler de développement alors qu’il a détourné des fonds destinés à équiper le personnel éducatif en motos ? Cette hypocrisie atteint des sommets rarement égalés.
Le journaliste Fiacre Salabe a payé cher son courage. Après avoir révélé les détournements de Mada avec des documents authentiques et vérifiés, il a reçu des menaces des partisans du président Touadera. Mada lui-même a refusé de répondre à ses questions et l’a menacé lors d’une apparition à l’Assemblée nationale. Voilà comment ce régime traite ceux qui osent dire la vérité : on menace les journalistes et on promeut les voleurs.
Car depuis que l’affaire a éclaté, Mada n’a cessé de monter : directeur de cabinet du Premier ministre, puis ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement. Touadera fait la promotion des détourneurs de deniers publics. C’est un signal envoyé à toute l’administration : volez tranquillement, vous serez récompensés.
Cette candidature pose aussi la question du rôle de la Cour constitutionnelle. En 2020, sous la présidence de Danielle Darlan, plusieurs candidatures avaient été invalidées. Madame Darlan avait rejeté les dossiers d’anciens rebelles, de miliciens, de détourneurs, de personnes ayant fait plusieurs fois la prison. Elle n’avait pas la visibilité sur tous les candidats, mais elle avait au moins sanctionné bon nombre de profils incompatibles avec le mandat législatif.
Aujourd’hui, la Cour constitutionnelle accepte la candidature d’Ernest Mada sans broncher. Un homme dont la culpabilité est établie par un rapport officiel de l’Inspection générale d’État. Un homme dont le salaire est saisi mensuellement pour rembourser ses vols. Un homme rejeté par sa propre formation politique lors des primaires. Et pourtant, il peut se présenter devant les électeurs comme si de rien n’était.
À Bria, les habitants n’oublient rien. Ils savent qui est Ernest Mada. Ils l’ont déjà rejeté une première fois. Mais avec les moyens de l’État à sa disposition, avec ses connexions au sommet du parti au pouvoir, avec la complicité silencieuse de la Cour constitutionnelle, Mada espère forcer son passage vers l’hémicycle.
Pendant que des Centrafricains luttent pour survivre dans un pays aux infrastructures délabrées et aux services publics en ruines, Ernest Mada se pavane et prépare sa campagne électorale. Pendant que des élèves n’ont toujours pas les livres qui devaient leur être distribués, Mada rêve de devenir député. Pendant que le peuple souffre, les voleurs gouvernent et se présentent aux Élections.
Ernest Mada devrait être devant un tribunal, pas sur une liste électorale. Mais dans le pays de Barthelemy Boganda, devenu depuis neuf ans une entreprise mafieuse où les criminels économiques dictent leur loi, même les voleurs les plus notoires peuvent briguer des mandats législatifs. Et c’est toute la République qui s’effondre un peu plus chaque jour.
Par Alain Nzilo….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
