ENERCA, Combien de Morts Faudra-t-il pour que Vous Cessiez de Tuer les Centrafricains ?

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Une fois de plus, l’ENERCA, l’Énergie Centrafricaine, a transformé un lieu de savoir en théâtre de tragédie.
Ce mercredi 25 juin 2025, au Lycée Barthélemy Boganda de Bangui, un transformateur défaillant a explosé en pleine session du baccalauréat, semant la panique parmi les 5 311 candidats des centres Boganda 1 et Boganda 2. Le résultat est déchirant : des morts, des blessés graves, des élèves piétinés, des jeunes femmes enceintes ayant perdu leur bébé, et des vies brisées à jamais. ENERCA, combien de morts faudra-t-il pour que vous cessiez vos pratiques meurtrières ?
Ce drame, survenu en plein cœur de la capitale, à 300 mètres de l’Assemblée nationale, n’est pas une exception. Il s’inscrit dans une longue série de négligences criminelles de la part d’ENERCA, une entreprise censée fournir de l’électricité, mais qui sème la mort à chaque coin de rue.
Il y a à peine un mois, le 23 mai 2025, un jeune vendeur d’œufs a été électrocuté en plein centre-ville de Bangui, foudroyé par une fuite de courant dans une flaque d’eau. Aucune excuse ne tenait alors, et aucune ne tient aujourd’hui. Les installations électriques d’ENERCA, vétustes et mal entretenues, sont des armes mortelles disséminées à travers la capitale.
Le communiqué du Ministère de l’Éducation nationale, signé par le Ministre d’État Aurélien-Simplice Kongbelet-Zingas, tente de calmer les esprits, mais il ne fait qu’attiser la colère. Parler de « quelques cas de pertes en vies humaines » comme s’il s’agissait d’une statistique banale est une insulte aux familles endeuillées. Des élèves, en train de composer leur baccalauréat, ont été piétinés, électrocutés, ou ont perdu la vie dans la panique causée par l’explosion d’un transformateur situé au rez-de-chaussée du bâtiment principal. Ce transformateur, installé depuis des années sans maintenance adéquate, est une bombe à retardement que l’ENERCA a laissée en place, en toute connaissance de cause.

Les témoignages sur place sont accablants. Des élèves, terrifiés par le bruit de l’explosion et les flammes, ont fui dans le chaos. Certains ont été écrasés, d’autres percutés ou piétinés. Des jeunes filles enceintes ont perdu leur bébé, des adolescents sont morts, et d’autres luttent pour leur vie dans des hôpitaux débordés et sans médecin pour s’occuper d’eux. Pendant ce temps, des gendarmes et policiers, censés assurer la sécurité, se sont mis aussi à courir dans tout le sens. Ce n’est pas un simple « incident », comme le prétend le communiqué ministériel. C’est un scandale, un échec systémique, et une preuve de l’incompétence chronique d’ENERCA.
Nous l’avions déjà dit, et nous le répétons : les techniciens d’ENERCA ne sont pas des professionnels, mais des bricoleurs recrutés à la hâte, sans formation adéquate, envoyés sur les poteaux électriques pour des réparations improvisées. Ce 25 juin, une équipe d’ENERCA est intervenue pour une « panne technique » au Lycée Barthélemy Boganda. Le résultat ? Une explosion, un court-circuit, et une tragédie nationale. Qui a supervisé cette intervention ? Qui a vérifié l’état du transformateur avant de rétablir le courant ? Où sont les protocoles de sécurité ? Où est la responsabilité ?

Les accusations d’ENERCA, qui blâme souvent les « branchements illicites » des habitants, ne tiennent pas ici. Nous sommes au Lycée Barthélemy Boganda, un établissement prestigieux, situé sur l’avenue de l’Indépendance, sous les yeux des autorités. Si un transformateur explose dans un tel lieu, en pleine session d’examen, c’est que l’irresponsabilité d’ENERCA a atteint des sommets. Les poteaux électriques, les câbles, les transformateurs : tout cela relève de la responsabilité d’ENERCA. Si ces équipements tuent, c’est qu’il y a eu négligence, incompétence, ou les deux.
Le peuple centrafricain est en colère, et il a raison. Les réseaux sociaux s’enflamment, dénonçant l’inaction du gouvernement et l’arrogance d’ENERCA. Un ancien député, Jean-Pierre Mara, a publiquement exigé des comptes du ministre de l’Énergie et du directeur général d’ENERCA. La population, elle, pleure ses enfants, ses frères, ses sœurs, victimes d’un système qui privilégie le bricolage à la sécurité.
Les centrafricains exigent des réponses claires :
- Pourquoi ce transformateur, situé dans un lieu aussi sensible, n’a-t-il jamais été inspecté ou remplacé ?
- Qui sont les techniciens responsables de cette intervention désastreuse ? Ont-ils les qualifications nécessaires ?
- Quand ENERCA cessera-t-elle de recruter des amateurs pour des tâches aussi critiques ?
- Où est la transparence sur le bilan exact de ce drame ? Combien de morts, combien de blessés, combien de vies brisées ?
Le communiqué du Ministère de l’Éducation promet une enquête et des « mesures » pour élucider les circonstances de l’incident. Mais les mots ne suffisent plus. Les familles des victimes n’ont que faire des promesses. Elles veulent des actes : des inspections immédiates de toutes les installations électriques à Bangui, des sanctions contre les responsables, et des réparations pour les victimes. ENERCA doit être tenue pour responsable, et ses dirigeants doivent répondre de leurs manquements.
Ce drame doit être un électrochoc. La sécurité électrique n’est pas un luxe, c’est un droit inaliénable pour tous les Centrafricains, qu’ils soient Gbaya, Mandja, ou d’une autre communauté. ENERCA, vous avez du sang sur les mains. Combien de morts faudra-t-il encore pour que vous cessiez de tuer ? Le peuple centrafricain attend des réponses, et il ne se taira pas….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
