Dix ans pour faire de la RCA un goulag russe : le réquisitoire documenté de Jean Serge Wafio contre le régime Touadéra
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Un document détaillé signé Jean Serge Wafio retrace, chiffres et images à l’appui, comment le régime Touadéra a méthodiquement détruit la Centrafrique entre 2016 et 2025.
Tout part d’un discours. Le mardi 9 décembre 2025, dans l’hémicycle du Palais de l’Assemblée Nationale, devant à peine 300 personnes dont les corps constitués et le Corps Diplomatique, le président Touadéra a lu ce que Wafio qualifie de texte « cousu de tissu de mensonges, de manipulations, de promesses sans lendemain », totalement coupé des souffrances réelles du peuple centrafricain. C’est en réponse directe à ce discours que le Président Fondateur du PDCA a entrepris de produire ce qu’il appelle un « devoir de mémoire » : un travail citoyen bâti sur des données factuelles et des images virales non floutées.
Les chiffres qu’il aligne sont d’une netteté implacable. Entre 2014-2015 et 2024-2025, la part des Centrafricains vivant avec moins de 2,15 dollars par jour est passée de 53 % à 67 %, le PIB par habitant a chuté de 768 à 510 dollars, le taux brut de scolarisation s’est effondré de 67 % à 9,1 %, et le ratio enseignants-élèves est passé de 1 pour 89 à 1 pour 200. Ces données, tirées de l’ICASEES, de la Banque Mondiale, de l’UNICEF et de l’OMS, dessinent la radiographie d’un État qui s’est volontairement vidé de ses obligations envers sa population.
Ce vidage n’est pas accidentel, selon Wafio : il a une destination précise. De janvier 2018 à fin octobre 2025, le Trésor Public centrafricain a versé aux mercenaires russes une prise en charge hebdomadaire d’abord fixée à 1 milliard de francs CFA, puis ramenée à 400 millions à partir de 2023, pour un cumul de 297,4 milliards de francs CFA. À cela s’ajoutent les versements mensuels à la société Wagner, portés à 15 milliards de francs CFA par mois depuis octobre 2025 avec la création d’Africa Corps, pour un total de 547 milliards de francs CFA entre 2018 et 2025, selon les données du Trésor Public.
Pendant ce temps, écrit Wafio, aucune salle de classe, aucune maternité, aucun hôpital régional, aucun logement social n’a été construit sur les recettes propres de l’État. À Bozoum, faute de tables-bancs, les élèves s’assoient sur des briques en terre. Seuls 5 % des Centrafricains ont accès à l’électricité, 3 % à l’eau courante, et uniquement à Bangui. Les médicaments sont introuvables dans les structures publiques, poussant la population vers la pharmacopée traditionnelle ou les produits de rue. En 2025, selon le rapport OCHA, un Centrafricain sur cinq est déplacé, et 2,4 millions de personnes souffrent de faim aiguë.
L’insalubrité publique, que Wafio nomme « mysticisme politique de Touadéra », est documentée par des images de la Place des Nations Unies, de la concession de Radio Centrafrique, du marché central de Bangui et du marché de Miskine — situé à 200 mètres du siège du MCU, le parti au pouvoir. Les routes dites nationales, les ornières béantes, les inondations annuelles faute de canaux de drainage, et les jeunes non scolarisés abandonnés à eux-mêmes complètent ce tableau d’une ville et d’un pays laissés à leur propre décomposition.
Mais c’est dans la rubrique des crimes d’État que le document de Wafio atteint sa charge la plus lourde. Il recense des tueries-calcinations de masse, des assassinats politiques, des exactions commises par les mercenaires russes et les milices d’État, des incendies de villages entiers — dont le site des déplacés d’Alindao en Basse-Kotto —, des mines posées sur des routes, des fouilles maison par maison, des éleveurs Mbororo abattus, des assassinats crapuleux pour trafics d’organes humains recensés de 2019 à 2024, et la liquidation de NDARASSA et de son lieutenant BOUBA HASSAN, ce dernier nommé ministre par Touadéra en guise de récompense.
Wafio note également que le gisement de Ndassima, dans la sous-préfecture de Bambari, a fait l’objet d’exportations illégales d’or et de diamant entre 2018 et 2022 pour une valeur de 5 000 milliards de francs CFA, dont la taxe à l’exportation de 5 % — soit 250 milliards de francs CFA — n’a jamais été perçue par le Trésor Public. L’Initiative Mondiale contre la Criminalité Organisée Transnationale, dans son rapport de novembre 2025, évalue à 17 milliards de francs CFA les pertes fiscales liées aux seuls systèmes opaques de distribution des carburants, au profit des dignitaires du régime.
Pour Wafio, l’année 2026 ouvre ce qu’il appelle « le tunnel de la Transition Politique », après l’officialisation par le Conseil Constitutionnel de Ouaboé Jean Pierre, le 19 janvier 2026, des résultats du quadruple scrutin frauduleux du 28 décembre 2025. Il appelle à une réconciliation intra-centrafricaine sincère, à des « préalables consensus » sur les responsabilités individuelles et collectives, et à l’établissement de mécanismes engageant les auteurs, commanditaires et complices des différents régimes, y compris après leur mort. Ce travail, précise-t-il, est indicatif et partiel, réalisé sur la base de données en sa possession, et il invite les historiens politiques centrafricains à l’étoffer pour que les générations futures puissent comprendre
Par Alain Nzilo
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
