Dieudonné Ngoumbango dénonce le système Touadéra qui abandonne les Centrafricains dans la misère d’un système de santé chaotique pour soigner ses proches à l’étranger

Dieudonné Ngoumbango du parti centriste accuse le pouvoir d’avoir organisé un apartheid sanitaire entre élites et population.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dieudonné Ngoumbango accuse le président Touadéra d’avoir délibérément abandonné les Centrafricains à un système de santé défaillant, tout en réservant les soins de qualité aux élites et aux proches du pouvoir, soignés à l’étranger. Invité de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, le coordinateur de la plateforme des partis centristes dresse un tableau sévère d’un pays où l’hôpital public ne sauve plus, mais enterre.
Alors que le Mouvement Cœurs Unis prépare la reconduction du président sortant Faustin Archange Touadera, Dieudonné Ngoumbango dénonce une politique sanitaire caractérisée par l’inaction, l’inégalité d’accès aux soins et un mépris assumé pour la population. « Le taux de mortalité infantile est de 123 pour 1000. Ce chiffre est l’un des pires au monde », martèle-t-il, soulignant que ces statistiques ne sont pas abstraites : elles traduisent la réalité quotidienne de milliers de familles abandonnées.
Dans ses propos, Dieudonné Ngoumbango décrit un système de santé vidé de ses moyens humains et matériels. « À l’intérieur du pays, certains hôpitaux n’ont qu’un ou deux médecins. Et encore », affirme-t-il, dénonçant une couverture sanitaire réduite à des slogans. Il balaie d’un revers de main les arguments du régime sur les prétendues avancées dans le secteur : « Ils disent avoir construit des structures sanitaires ? Qu’ils nous montrent une seule équipée d’un plateau technique digne de ce nom ».
Pour lui, le pouvoir en place s’est contenté d’annonces sans effets, tandis que la population meurt faute de soins primaires. Les femmes enceintes et les enfants sont, selon ses mots, « les premières victimes de cette négligence organisée ». Même les soins dits gratuits pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont, selon lui, un leurre : « La gratuité sans équipements, sans médicaments, sans médecins, c’est de la poudre aux yeux. »
Le contraste qu’il dénonce est frontal : alors que les Centrafricains n’ont pas accès à un simple test sanguin ou à une échographie, les dignitaires du régime s’envolent vers l’Europe dès le moindre malaise «. Les ministres, les directeurs, les proches du chef de l’État sont tous soignés à l’étranger. Même le président lui-même », rappelle-t-il. Cette situation, selon lui, montre à quel point le pouvoir méprise le système qu’il est censé bâtir.
Dieudonné Ngoumbango va plus loin, en parlant de trahison : « Ce régime sait que le système est en ruine. Il le sait parce qu’il l’a conçu ainsi. Et plutôt que de le réparer, il réserve les soins aux puissants. » Selon lui, cette fuite permanente vers des hôpitaux étrangers est la preuve que même les tenants du pouvoir n’ont plus confiance dans le système public qu’ils administrent.
Face à ce constat, Ngoumbago remet en question la légitimité même d’une candidature à un nouveau mandat. « Après dix ans à la tête de l’État, et cinq ans comme Premier ministre avant cela, Touadéra n’a rien fait pour changer la donne », tranche-t-il. Il rejette l’argument selon lequel la reconduction du président serait un choix populaire, parlant plutôt d’un système verrouillé où les réalités sont niées, et les échecs maquillés.
Pour Dieudonné Ngoumbango, la pauvreté du système sanitaire est le reflet d’une gouvernance globale défaillante. Il ne s’agit pas d’une négligence ponctuelle, mais d’un choix assumé d’abandonner les plus vulnérables. « Un président qui fuit ses propres hôpitaux pour se faire soigner ailleurs n’a plus sa place à la tête du pays », affirme-t-il.
Dieudonné Ngoumbango conclut son intervention par un appel clair : rejeter un modèle où les élites vivent dans un autre monde, pendant que le peuple meurt dans l’indifférence. « On ne peut pas continuer avec un régime qui soigne les puissants à Paris et laisse les Centrafricains mourir à Bouar ou Bambari faute d’un simple médicament », dénonce-t-il.
Selon lui, cette fracture entre les dirigeants et les dirigés est désormais trop profonde pour être ignorée. Elle exige un changement de cap et une remise en cause du système actuel. « Un pays qui n’a pas de système de santé n’a pas d’avenir », conclut-il.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)