Désormais soupçonné d’avoir tué mystiquement un policier au commissariat central de Bangui, la saga du faux ressuscité se poursuit au commissariat central où la FICU est en panique

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Désormais soupçonné d’avoir tué mystiquement un policier au commissariat central de Bangui, la saga du faux ressuscité se poursuit au commissariat central où la FICU est en panique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Actuellement gardé à vue au commissariat central de la capitale centrafricaine, le faux ressuscité Elkana désormais appelé Lazarre est directement soupçonné par les forces de l’ordre d’être à l’origine du décès foudroyant du sous-brigadier Aristide Woroyemba le vendredi 29 mai 2026.

 

L’enquête autour du délinquant en cavale de Mobaye prend une tournure totalement inédite dans les locaux de la police centrafricaine. Le suspect, connu pour sa consommation de tramadol et de chanvre indien, s’était fait passer pour un défunt revenu à la vie grâce à un stratagème mystique. Après la découverte de la supercherie et son arrestation, l’individu a avoué son mensonge lors de son transfert au commissariat central de Bangui. C’est dans ce contexte de détention qu’un drame vient frapper de plein fouet l’unité chargée de son interpellation, la force d’intervention du corps urbain (FICU), déplaçant les regards de l’escroquerie initiale vers une affaire de disparition suspecte.

Désormais soupçonné d’avoir tué mystiquement un policier au commissariat central de Bangui, la saga du faux ressuscité se poursuit au commissariat central où la FICU est en panique
Le jeune sorcier-drogueur en train d’être interviewé dans une église apostolique de Bangui. Photo réseaux sociaux

 

Le sous-brigadier de Police Aristide Woroyemba, élément de la force d’intervention du corps urbain, la FICU, participait tranquillement et en bonne santé le vendredi 29 mai dernier à un test de recrutement pour la sécurisation de l’ambassade des Etats-Unis. Le fonctionnaire de police était en parfaite condition physique et venait d’assurer son service habituel.

 

Avant de débuter les épreuves, il a enfilé sa tenue de sport, mis son téléphone portable ainsi que sa moto en charge, puis s’est rendu au CNJS pour passer les tests physiques réglementaires.

 

Le policier a pris part à la course de 800 mètres et est parvenu au terme de son effort. Quelques minutes seulement après avoir franchi la ligne d’arrivée, la situation a basculé. Le sous-brigadier a été pris de vertiges subits avant de s’effondrer au sol. Le décès a été constaté quelques secondes après ce malaise.

 

Les professionnels de santé dépêchés sur les lieux ont procédé à un premier examen pour éclaircir les causes de ce drame. Les constatations médicales initiales écartent la piste d’une pandémie et s’orientent vers un accident vasculaire cérébral, un AVC.

 

Cette conclusion purement clinique est loin de convaincre les collègues de la victime. Pour les éléments de la FICU, la cause de la disparition du sous-brigadier Aristide Woroyemba est tout autre. Ils pointent nommément du doigt le jeune Elkana, dit Lazare London, qui est toujours maintenu dans les cellules du commissariat central. Les policiers de l’unité établissent un lien direct entre le décès de leur compagnon d’armes et la présence de ce prisonnier, qu’ils soupçonnent d’avoir activé des forces occultes pour se venger de son arrestation.

 

Au sein du commissariat, l’incompréhension et la colère grandissent face à cette mort foudroyante, et les accusations de pratiques mystiques se multiplient contre le détenu, transformant une simple garde à vue en un dossier hautement inflammable, alors que le corps du policier repose désormais à la morgue et que ses collègues réclament justice de manière véhémente, redoutant les retombées de cette affaire occulte qui semble loin d’avoir livré ses derniers secrets et qui plonge les agents dans une psychose totale, chacun craignant d’être la prochaine cible de la vengeance mystique du faux revenant dont la présence au commissariat central continue d’alimenter les rumeurs les plus folles et les plus inquiétantes à travers toute la ville de Bangui

 

Étonnamment, le colonel Mardoché Ngatoua, malgré son grade élevé au sein de la police nationale, valide totalement cette hypothèse mystique et accuse lui aussi le jeune délinquant d’avoir éliminé son agent par des voies occultes, faisant fi de toute démarche raisonnable en l’absence de preuves concrètes.

 

Ce ralliement aux rumeurs de sorcellerie de la part d’un haut responsable de la police nationale installe une véritable psychose, mais elle éclaire également la personnalité de ce chef de corps urbain.

 

Il faut se rappeler que cet officier supérieur, réputé pour ses méthodes brutales, traîne un lourd passé d’agresseur et de violences graves sur les civils, notamment à l’époque où il officiait à la Compagnie Nationale de Sécurité, CNS. Désormais installé à la FICU, ce policier aux comportements de petit dictateur de son patron dictateur Touadera profite de la situation pour imposer un climat de terreur, préférant brandir la menace invisible d’un sortilège plutôt que de s’en tenir aux faits, ce qui laisse planer une tension extrême sur la suite des événements au commissariat central.

 

Par Anselme Mbata

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