sur près de 4000 enfants sans acte de naissance à Samba, une ONG en sauve 600, pendant que le gouvernement vend ses projets de data center fantômes

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À quelques kilomètres seulement de la capitale centrafricaine Bangui, dans le village Samba, sur la route de Mbaïki, Près de 4000 enfants n’ont pas leurs actes de naissance, et ce, dans un seul village, sans compter l’ensemble du pays.
À Samba, un village centrafricain de l’Ombella-Mpoko, l’ONG Femmes Sans Frontières vient de délivrer 600 actes de naissance. Une bonne nouvelle, certes, mais qui cache une réalité plus sombre : sur les 4000 enfants recensés dans ce village, 2550 n’existent toujours pas administrativement. Ils sont nés, ils grandissent, mais l’État ignore leur existence.
Nancy Eri Deibona, de l’ONG Femmes Sans Frontières, le dit simplement : « Sans acte de naissance, un enfant ne peut pas aller à l’école, se faire soigner ou avoir des droits. C’est le premier document qui compte dans une vie. »
Pendant que cette association fait ce travail de base avec ses petits moyens, le gouvernement court les salons internationaux. À Casablanca, les ministres présentent aux investisseurs une Centrafrique moderne : datacenters, fibre optique, aéroports futuristes, des milliers des routes bitumées, construction des écoles…. Des projets sur papier qui s’ajoutent à une longue liste de promesses jamais tenues depuis 10 ans.
En 2020, Touadera annonçait la construction de 5000 forages. En 2021, un autre projet d’une cité moderne sur l’île des Singes. En mai 2025, un nouvel aéroport au PK-28. Aucun de ces projets n’a changé quoi que ce soit au quotidien des Centrafricains. Mais les annonces continuent, toujours plus spectaculaires.
Mais dans le village de Samba, les besoins sont simples que le gouvernement n’arrive pas à satisfaire : que les enfants puissent avoir un nom, aller à l’école, se faire soigner quand ils sont malades. Que les familles mangent tous les jours. Que l’eau potable arrive dans les maisons. Ces problèmes de base n’intéressent visiblement pas un gouvernement obsédé par son image.
L’action de l’ONG prouve qu’avec peu de moyens, on peut obtenir des résultats concrets. 600 enfants qui avaient un nom mais pas d’existence légale peuvent maintenant prétendre à une vie normale. Mais les 2550 autres attendent toujours. Et Samba n’est qu’un village parmi tant d’autres où la même situation se répète.
Dans tout le pays, des milliers d’enfants grandissent sans papiers, condamnés à rester en marge. Leurs parents les élèvent comme ils peuvent, mais l’administration les ignore. Ces enfants ne comptent dans aucune statistique, n’apparaissent dans aucun recensement, n’existent dans aucun fichier.
Pendant ce temps, à Bangui, on planifie des systèmes numériques sophistiqués. On parle d’identité électronique pour un pays qui n’arrive même pas à délivrer des actes de naissance en papier. On rêve de gouvernement connecté alors que l’administration de base ne fonctionne pas.
Les Centrafricains ne demandent pas grand-chose. Ils veulent que leurs enfants aient une identité, qu’ils puissent apprendre à lire et à écrire, qu’un médecin les soigne quand ils tombent malades. Ces attentes basiques semblent pourtant insurmontables pour un État qui préfère vendre des rêves technologiques.
L’exemple de Samba montre un pays à deux vitesses. D’un côté, des ONG qui font le travail concret avec trois fois rien. De l’autre, un gouvernement qui accumule les projets grandioses sans jamais s’attaquer aux problèmes de fond.
600 actes de naissance distribués, c’est un début. Mais 2550 enfants qui attendent encore dans un seul village, ça dit tout sur les priorités d’un pouvoir qui préfère les paillettes aux réalités. Tant que cette logique persistera, ce sont les associations qui continueront à faire le travail que devrait accomplir l’État.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)