
Pendant que la population centrafricaine tire le diable par la queue pour s’offrir un litre de carburant, le dictateur centrafricain et son clan organisent méthodiquement le pillage des ressources au profit exclusif de la Russie et de ses bras armés du groupe Wagner.
Comme vous le savez depuis longtemps, la grande illusion du marché pétrolier centrafricain cache une réalité économique verrouillée par les intérêts de la Fédération de Russie et de ses supplétifs armés. Derrière la façade administrative des conseils des ministres et les discours officiels sur la liberté des prix, l’appareil énergétique du pays subit un contrôle occulte au détriment de la population.
La fiction légale de la libéralisation face à la réalité du monopole
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Depuis de nombreuses années, les institutions financières internationales exhortent les autorités centrafricaines à libéraliser totalement le secteur des hydrocarbures. L’objectif visé consiste à encourager une saine concurrence entre les opérateurs économiques pour faire baisser les prix à la pompe et alléger le coût de la vie pour les citoyens.
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Pourtant, le gouvernement fait constamment obstruction à ces recommandations techniques. En dépit des textes officiels qui proclament la liberté d’importation et de commercialisation des produits pétroliers, l’exécutif a unilatéralement instauré un système verrouillé au profit d’un acteur unique.
Le jeu trouble des intermédiaires et l’ombre des mercenaires russes
Officiellement, le marché repose sur des structures de trading et de distribution habilitées à gérer la logistique d’importation.
Cependant, les observations de terrain et les analyses d’organismes indépendants révèlent une autre vérité en coulisses. Derrière cette vitrine commerciale se profile l’emprise directe de la milice russe, qui dicte sa loi sur les flux stratégiques du pays. Cette organisation sert de paravent pour centraliser l’approvisionnement tout en garantissant des rentes financières colossales au profit du système au pouvoir et de ses parrains moscovites. Les exonérations et facilités massives accordées à cette structure univoque privent le Trésor public de ressources indispensables pour financer les services sociaux.
Le mythe des aides humanitaires et du carburant pour le peuple
Les communiqués officiels persistent à faire croire que cette organisation centralisée profite directement à l’économie nationale grâce à des flux réguliers d’hydrocarbures ou de denrées. La réalité sur place dément formellement ces promesses.
Les acheminements servent en priorité à alimenter la machine logistique des forces étrangères, leurs bases et leurs comptoirs d’exploitation minière clandestine, notamment aurifère. Pendant que les caisses de l’État s’asphyxient et que les partenaires extérieurs maintiennent leurs réserves, le clan dirigeant accumule des profits sur le dos d’une population plongée dans de grandes difficultés.
Le pillage des ressources naturelles en Centrafrique, notamment à travers le marché pétrolier, alimente les profits du régime et des groupes armés, renforçant ainsi leur emprise sur la population.
Par Gisèle MOLOMA
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