Centrafrique : Pris enfin dans sa propre toile, l’agent de l’étranger Meckassoua se débat comme un beau diable.

Publié le 26 février 2017 , 8:43
Mis à jour le: 26 février 2017 8:43

Centrafrique : Pris enfin dans sa propre toile, l’agent de l’étranger Meckassoua se débat comme un beau diable.

 

 

Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.
Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.

Bangui, le 26 février 2017.

Par : Alain Nzilo, Directeur de Publication du CNC.

La date du vendredi 17 Février 2017 sera à inscrire en lettres d’or dans les annales de l’histoire contemporaine des institutions républicaines centrafricaines.

En effet, ni de mémoire de centrafricain lambda, ni de celle de praticien national de cette spécialité du droit, on a quelque mal à trouver et à situer dans le temps, un référant historique similaire à celui que le célèbre PAN, cet agent attitré de l’étranger pour qui seule compte la valeur marchande de toute démarche politique, a servi à l’opinion nationale par le biais d’une conférence dite presse.

La trame de fond de cette communication improvisée à la hâte a été la grave accusation faisant état de son soutien aux rébellions portée contre lui par feu Zoundeko Joseph, deux jours seulement avant son exécution par la MINUSCA aux environs de Ippy le …….. Zoundéko désormais mort, Meckassoua aura beaucoup de mal à convaincre avec sa version unilatérale des faits, tant son soutien aux groupes rebelles et ses agissements en leur direction sont un secret de polichinelle. Le doute ne lui profitera pas cette fois-ci.

Et comme si cela ne suffisait pas, lors de son passage – certainement payé cash – à l’émission « l’invité » de radio Ndeke luka le lundi 20 février 2017, il va remettre une couche supplémentaire de démagogie – dont il a seul le secret depuis les bancs de la barbouzerie par lesquels il est passé des décennies plus tôt – au sujet des pickup qu’il a promis à ses collègues députés pour bénéficier de leur voix à l’élection au perchoir depuis le mois de mai 2016.

De toutes les façons, tout fini par être su un jour car tout a un début et une fin. Les mensonges, la manipulation, l’escroquerie, les coups tordus, etc. n’échappent pas à cette loi universelle! Même les députés qu’il a soudoyés et qui ont juré la loyauté de leur vote sur le Saint Coran devant un marabout ont fini, après coup, par confesser leur forfait. Et c’est su.

Avec Zoundeko, on n’en est qu’au début des accablantes révélations. Viendront irrémédiablement et en leur temps, les histoires autour de Sassou Nguesso, Abdoulaye Miskine, Abdoulaye Hissène, Ali Darrassa, Al Khatim, Adam Nourredine, Sani Yalo, Danzoumi Yalo, etc.

Le Président Touadera connait t’il bien la pieuvre qu’est cet agent de l’étranger qui le talonne et le cerne pour étouffer son pouvoir et le récupérer tel un fruit bien mûr? Rien n’est moins sûr.

Le peu de temps où il l’a eu comme ministre dans le gouvernement qu’il a dirigé sous le Président Bozizé et surtout le souvenir de comment il l’a quitté montre combien cet acteur sulfureux aux multiples facettes est glissant, insaisissable et complexe.

L’ambition obsessionnelle de cet agent de l’étranger est et reste la prise coûte que coûte du pouvoir derrière laquelle il court désespérément depuis les régimes des Présidents Kolingba, Patassé, Bozizé, Djotodja et Samba Panza.

Convaincu maintenant que l’Etat failli que dirige le Président Touadera aujourd’hui lui offre à jamais l’occasion rêvée, Meckassoua entreprend avec ingéniosité toute initiative pouvant lui permettre d’atteindre son objectif ultime, à savoir la conquête à coups de billets de banque (venus d’où ) et de manoeuvres embrouillées du fauteuil présidentiel qu’il sait pourtant ne jamais pouvoir obtenir par le suffrage universel sur cette terre de Ngakola, l’ancêtre national.

La crise sécuritaire que le pays a connue a été pour lui une aubaine qui lui a permis de voguer sur les prétextes communautaires qui l’ont motivée. Son repli identitaire sur la communauté qui l’a vu naître mais dont les us et coutumes ne sont plus qu’un très lointain souvenir, du fait de son occidentalisation à l’excès, ne lui sert qu’à enfumer les naïfs pour les gagner à sa funeste cause.

Il faut donc que le Président Touadera se le tienne pour dit: les Centrafricains au nom desquels il a prêté le serment de « n’agir en tout et pour tout que pour leur bien-être » auraient de sérieuses et légitimes comptes à lui demander et à les lui régler au cas où, de son fait, ce Zorro parvenait par ses sordides artifices à lui ravir la gestion de leur destin.

A bon entendeur, salut!

 

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