Le fils du maire de Zotoua-Bangarem violenté par des éléments des 3R presqu’à la mort
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
La nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin 2026, des ex-rebelles du groupe armé 3R ont capturé et grièvement torturé le fils du maire de la commune de Zotoua-Bangarem.
Les faits se sont déroulés dans la commune de Zotoua-Bangarem, une localité située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, non loin de la ville de Bouar. La victime s’était rendue sur un chantier minier de la localité pour ses activités minières. Pendant son absence, des éléments armés appartenant au mouvement des 3R ont investi les lieux et ont réquisitionné de force son habitation pour s’y installer et en faire une base temporaire.
Informé de cette occupation illégale, le fils du maire a décidé de retourner sur place dans le but de récupérer quelques-uns de ses biens personnels et des équipements de valeur restés à l’intérieur de la maison. C’est à ce moment que les hommes du mouvement 3R l’ont intercepté. Ils l’ont immédiatement capturé et l’ont soumis à des actes de violence d’une force extrême, le laissant pour mort. Les événements se sont produits au cours de la nuit dernière, le laissant dans un état de santé critique, bien qu’il ait finalement survécu à cette agression.
Cette nouvelle exaction intervient dans un contexte sécuritaire particulier pour le mouvement des 3R.
Pour rappel, ce groupe armé avait officiellement signé un accord de paix avec le gouvernement centrafricain le 19 avril 2025. Cet engagement laissait espérer une baisse des violences et un retour progressif à la stabilité dans la région. Cependant, après avoir feint un rapprochement avec les autorités de Bangui, les éléments des 3R ont repris des activités criminelles intenses dirigées directement contre les populations civiles locales.
Selon les témoignages et les rapports de terrain, le comportement de ce groupe s’est radicalisé au fil des mois. Les membres des 3R commettent désormais des exactions régulières et agissent sur le terrain en collaboration étroite avec les paramilitaires de la milice russe Wagner. Les civils de la Nana-Mambéré décrivent les éléments des 3R comme des exécutants effectuant les basses besognes et les opérations punitives pour le compte de ces forces russes, multipliant les rackets, les violences physiques et les détentions arbitraires dans toute la zone périphérique de Bouar. La population locale se retrouve ainsi prise pour cible par des hommes qui devaient initialement respecter le processus de paix de l’année dernière, et la situation sur place demeure critique alors que la victime reçoit actuellement des soins de santé urgents suite aux coups reçus durant sa captivité nocturne par ces forces criminelles qui continuent d’occuper les habitations privées des citoyens de Zotoua-Bangarem
Par Martial Passi
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org


![Après la chute d’Am-Dafok, Bangui relance le récit anti-français pour détourner l’attention des centrafricains sur la débâcle des mercenaires russes Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)

