CENTRAFRIQUE : LA SÉCURISATION DU PAYS PAR LE DROIT, UN REMPART INSTITUTIONNEL CONTRE TOUTE PRISE D’OTAGE DE L’ÉTAT PAR LES MERCENAIRES DE WAGNER….

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LA SÉCURISATION DU PAYS PAR LE DROIT, UN REMPART INSTITUTIONNEL CONTRE TOUTE PRISE D’OTAGE DE L’ÉTAT PAR LES MERCENAIRES DE WAGNER….

 

CENTRAFRIQUE : LA SÉCURISATION DU PAYS PAR LE DROIT, UN REMPART INSTITUTIONNEL CONTRE TOUTE PRISE D'OTAGE DE L'ÉTAT PAR LES MERCENAIRES DE WAGNER….
Les mercenaires russes de la milice Wagner en opération à Mboki, dans le Haut-Mbomou

 

Rédigé le 07 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au lendemain des indépendances massives des États africains dans les années avoisinant 1960, la République centrafricaine à l’instar des autres nations aspire à savourer et à jouir pleinement de ses attributs de souveraineté.

 

Ainsi dans le cadre de cette analyse, la notion de souveraineté d’un État qui est le fondement de toute démocratie s’entend par l’autogouvernance, l’autonomie, la liberté d’organisation interne et le strict respect du principe de “non-ingérence”.

 

Cela sous-entend que l’État souverain élabore librement son architecture juridique et gère à sa guise leur affaire intérieure en adaptant les décisions aux réalités socio-économiques et aux attentes de la population.

 

En droit international, la souveraineté est un droit indivisible c’est-à-dire qui ne peut être délégué ou partagé par un quelconque État.

 

Mais la crise politico-militaire de de 2013 a laissé de stigmates et depuis le retour à l’ordre constitutionnel, les nouvelles autorités établies ont de la peine à restaurer le volet sécuritaire.

 

En conséquence de ce qui précède et en plus des forces onusiennes, des partenariats militaires se multiplient dont celui des mercenaires du groupe Wagner conclu dans des conditions opaques sans l’aval des institutions républicaines prescrites par la loi fondamentale.

 

Il est évident que face aux défis sécuritaires d’antan, le recours aux partenaires étrangers peut paraître légitime mais sollicité le service des mercenaires alors que la convention des nations unies du 04 décembre 1989 interdit leur recrutement pose problème.

 

Ainsi progressivement, cette nébuleuse des Wagners a absorbé la machine étatique centrafricaine.

 

La dépendance et la captation est ainsi complète au point de changer la constitution au gré de leurs orientations, d’imposer des lois de la cryptomonnaie, de la tokenisation et de faire de La République centrafricaine le meilleur laboratoire d’expérience hégémonique des Wagners en Afrique avec une cargaison de meurtres, viols, des exactions de tout genre même du droit de vie ou de mort.

 

La dernière sortie médiatique du conseiller russe à la présidence en matière de sécurité qui dicte les grandes orientations politiques pour le nouveau septennat en est une belle illustration.

 

Face à la sous-traitance totale de ses pouvoirs régaliens aux Wagners, la République centrafricaine est devenue un État failli car les éléments constitutifs d’un État ne sont plus réunis.

 

Partant de ce constat, le pouvoir de Bangui est bien passible de crime de haute trahison pour avoir trahi la confiance du peuple qui s’est exprimé par le suffrage universel car ils ont facilité leur implantation…la prédation à grande échelle.

 

Pire à comprendre est la complicité de la mission onusienne en Centrafrique qui coopère avec les mercenaires du groupe Wagners sur le terrain alors que non seulement leur recrutement est interdit par les conventions internationales mais classé “groupe terroriste” par les Nations Unies.

 

C’est ainsi que la problématique des Wagners a été au cœur d’une réflexion scientifique lors d’un colloque international inédit organisé à l’université de Paris 1 Pantheon la sorbonne sous la direction du professeur Jean François AKANDJI-KOMBÉ et coordonnateur général du Rassemblement Unitaire.

 

Ce colloque a enregistré un panel d’experts et praticiens de droit dont l’avocat Philippe LAROCHELLE qui ont ergoté sur la responsabilité des Wagners et de la possibilité de rendre justice aux victimes.

 

Ce colloque a également conclu que la préoccupation essentielle n’est plus exclusivement sécuritaire mais juridique et institutionnelle c’est-à-dire qu’on ne peut pas seulement sécuriser un pays par des partenariats militaires mais la consolidation de l’État peut passer par le respect des lois de la République, la séparation des pouvoirs pour garantir la souveraineté.

 

Fort de ce bradage de souveraineté unique en Afrique, le citoyen lambda s’interroge :

1- La sécurisation du pays par le droit peut-elle se révéler efficace pour garantir la souveraineté ?

2- La promotion du droit peut-elle empêcher l’accaparement du pouvoir par les mercenaires du groupe Wagner ?

3- Au regard de l’ancrage des Wagners en Centrafrique, peut-on restaurer la souveraineté par des procédés juridiques ?

 

En tout état de cause, il apparaît important de souligner qu’un État peut-être militairement ultra sécurisé mais politiquement instable car les standards de la démocratie ne sont respectés.

 

En attendant cette septième République des danseurs pour la consécration de l’illusion, de la chimère et de la satisfaction des calculs appetitaires, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous éclabousser.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

N’oubliez jamais à partir de ce jour Monsieur le Président qu’à l’instar des opérations “aux cailloux” de janvier et avril 1979 organisées par les élèves et étudiants, les centrafricains d’aujourd’hui sont classés dans la catégorie d’un peuple latent qui a le sacré devoir de parcourir les quatre étapes de l’allégorie de la caverne développée par le celebre philosophe grec Platon dans son livre “La République” rédigé au quatrième siècle.

 

Ainsi selon Platon, dans la première étape les centrafricains sont d’abord dans la caverne noire avec une représentation symbolique et métaphorique d’inconscience, de l’illusion, de la naïveté, de la souffrance, de la prison où ils se sentent bien…

 

La seconde étape de l’allégorie de la caverne de Platon est réservée au bouleversement des croyances antérieures en créant le doute né de la peur de l’inconnu caché derrière nouveau monde c’est-à-dire que les centrafricains peuvent concevoir les choses autrement que de rester dans leur état de souffrance d’où la nécessité de s’en sortir.

 

À la troisième étape, les centrafricains vont se rendre compte qu’ils sont enchaînés et qu’il faut développer les stratégies de lutte pacifique pour se libérer.

 

Enfin, viendra le moment de la libération où les souffrances des centrafricains prendront fin et que la justice sociale ainsi que les droits fondamentaux triompheront.

 

La métaphore de l’allégorie de la caverne de Platon montre l’ascension des centrafricains à la liberté sous le joug du pouvoir de Bangui et de ses alliés.

 

Quand les centrafricains vont se lever, aucune armée au monde ni même vos prédateurs du groupe Wagner ne pourront vous aider…

 

Ce sera l’apocalypse qui tournera une page sombre qualifiée de calamité politique de notre chère patrie.

 

Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie dans la poubelle de l’histoire.

 

Au delà de votre insatiable soif de pouvoir, le sage du village disait que ce dernier n’était pas un patrimoine dynastique où on pouvait négocier par des manœuvres dolosives des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agissait d’une responsabilité limitée dans le temps et qui pouvait être assumée en conformité au principe de continuité du service public par un autre centrafricain…

 

Alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté se révolte pour comprendre que c’est le moment de partir.

 

Attention Monsieur le tyran, nous ne cessons de vous rappeler que nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 07 Mars 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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