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CENTRAFRIQUE : LA COALITION SIRIRI SUGÈRE LA FRANCE POUR LA TENUE DES POURPARLERS DE PAIX EN CENTRAFRIQUE SOUS LE PANEL DE L’UNION AFRICAINE (UA)
COMMUNIQUÉ NO 0016
Le 16 juillet 2018. Ne nions pas l’évidence, l’ÉCHEC de Monsieur Faustin-Archange Touadera dans la gestion des aspirations profondes des Centrafricains, l’incapacité de son gouvernement à juguler la crise multiforme que traverse le pays, l’insécurité généralisée, bref la tragédie en République Centrafricaine (RCA) dure depuis plusieurs années et les dégâts énormes laissent le peuple tout entier dans la désolation ne sachant à quel dernier saint se vouer, nécessitent une solution d’urgence, mais concertée.
La situation politique, sociale, économique et sécuritaire de la République Centrafricaine s’empire depuis la chute de l’Empereur Bokassa.
Souvenons-nous que beaucoup d’initiatives courageuses ont été prises et menées et des Accords signés sans aboutir vraiment à l’avènement de la paix voulue par tous au pays. Voici un échantillon des Accords signés entre protagonistes sans une volonté réelle de les appliquer :
- Les accords de Libreville pour la paix en Centrafrique,
- Les accords de Syrte pour la paix en Centrafrique,
- Les accords de Brazzaville pour la paix en Centrafrique,
- Les accords de N’Djamena pour la paix en Centrafrique,
- Les accords de Nairobi pour la paix en Centrafrique,
- Les accords d’Angola pour la paix en Centrafrique,
- Les accords de Rome pour la paix en Centrafrique,
- Les accords de Bangui pour la paix en Centrafrique.
Les Centrafricaines et les Centrafricains de tout âge et de toute condition ont décidé de fonder la Coalition SIRIRI, une initiative des Centrafricains au service des Centrafricains qui ne réclament que la Sécurité, l’Unité nationale, la Réconciliation, la Paix et la Reconstruction du Pays.
Face à cette demande pressante, il est important que nous nous rendions compte de la gravité de la situation que traverse notre pays et y consacrions sacrifices et efforts nécessaires pour redonner espoir à une population désabusée par des politiques avilissantes.
Puisque depuis plusieurs années, nous, Centrafricains, nous avons presque tout essayé, est-ce que nous ne pouvons pas envisager une solution ultime pour sauver notre pays, la République Centrafricaine? Nous sommes reconnaissants à tous les amis des Centrafricains qui nous aident dans cette quête, mais nous croyons que la solution à la crise Centrafricaine sera authentiquement centrafricaine. Comme le dit l’adage, on ne taille le diamant qu’avec un outil en diamant.
Ainsi, la Coalition SIRIRI accueille avec enthousiasme l’initiative du Panel de l’Union Africaine, fermement appuyée par le Président en exercice de l’UA, pour la paix en République Centrafricaine (RCA), qui arrive à point nommé, appuyer le peuple Centrafricain dans ses pourparlers pour assurer non seulement la sécurité de la population et de ses biens mais surtout instaurer une Paix définitive au pays.
La Coalition SIRIRI suggère la France pour la tenue des pourparlers de Paix en Centrafrique sous le Panel de l’Union Africaine (UA). Toutefois, notre organisation met en garde les initiateurs et les acteurs des solutions élaborées dans des officines secrètes et obscures lesquels comme d’habitude chercheront à nous imposer un schéma en dehors des pourparlers auxquels nous participerons.
La situation difficile que traverse la RCA est à la fois consécutive et tributaire du refus du gouvernement actuel de Bangui à s’ouvrir aux vrais acteurs du changement et de la recherche d’une PAIX DURABLE et négociée. Il est temps que le mépris de l’autre cesse. Donnons la chance à la Paix.
GERVIL DIEUBENIT SAMEDI
Coordonnateur en charge des opérations
Coalition SIRIRI
Émail : vitoir16@hotmail.com
Site web: www.cosiriri.net



![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
