fouilles et saisies spectaculaires à la prison de Ngaragba

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Ce mardi 27 mai 2025, une opération d’envergure a ciblé les prisons de Ngaragba et du Camp de Roux à Bangui pour saisir téléphones et objets illicites dans les cellules.
Ce mardi 27 mai 2025, le parquet du tribunal de grande instance de de Bangui a conduit une vaste opération de fouilles dans deux prisons de la capitale centrafricaine : la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement, et celle du Camp de Roux, installée sur la colline panthère. L’objectif était de récupérer les téléphones portables détenus illégalement par les prisonniers, ainsi que d’autres produits interdits. Cette initiative a été déclenchée après des récentes révélations du CNC sur la vente illégale de divers produits, sous la supervision du chef de la sécurité de la prison de Ngaragba. Ces informations ont incité le parquet à intervenir pour rétablir l’ordre dans ces établissements.
À Ngaragba, les équipes du parquet, appuyées par des gendarmes et des policiers, ont minutieusement inspecté les cellules et effectué des fouilles corporelles. Le bilan est impressionnant : au moins deux sacs Bankos remplis de téléphones ont été saisis, comprenant des smartphones Android, des téléphones à clavier et d’autres modèles. Selon le parquet, cette opération visait à couper les moyens de communication illicites utilisés par certains détenus pour organiser des activités illégales, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la prison.
L’opération s’est également étendue à la prison du Camp de Roux. Pourtant, les fouilles dans cet établissement n’ont pas donné de résultats significatifs, avec très peu d’objets interdits découverts. Malgré cela, un incident a marqué les esprits. Lors de l’inspection d’une cellule, Boybanda François, un détenu de 96 ans, ancien chef de groupe du village de Ngbaïna, arrêté le 17 juillet 2023 par la Cour pénale spéciale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, s’est adressé directement au lieutenant de la gendarmerie qui dirigeait l’opération. Ce vieillard, visiblement affaibli, a tout de même reconnu l’officier et l’a accusé d’avoir profité de son arrestation en 2023 pour lui voler une somme de 70 000 francs CFA. « À mon âge, 96 ans, tu n’as pas honte pour voler mon argent, ce n’est pas juste ! », a-t-il déclaré devant les autres détenus et gendarmes. Gêné, le lieutenant a quitté la cellule sans répondre, sous les regards des personnes présentes.
Cet incident a mis en évidence les tensions qui persistent dans le système carcéral, où les relations entre détenus et forces de l’ordre peuvent être marquées par des abus. Boybanda François, malgré son âge avancé, reste détenu dans des conditions difficiles à camp de Roux, ce qui pousse à s’interroger sur le traitement des prisonniers âgés.
Cette opération, spectaculaire par son ampleur à Ngaragba, montre les défis auxquels sont confrontées les prisons de Bangui en matière de sécurité et de discipline. Le parquet a indiqué que de telles interventions se poursuivraient pour mieux contrôler les établissements pénitentiaires et prévenir les activités illégales….
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE
Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
