Centrafrique: deux écoles coraniques à Bouar seraient actives grâce au financement de Boko Haram (Figaro France)

Publié le 18 octobre 2014 , 11:48
Mis à jour le: 18 octobre 2014 11:48 am

RFI  /  CNC

Le Chef de la secte islamiste Boko haram au Nigéria

C’est Le Figaro qui l’affirme. D’intercommunautaire, la violence « se fait de plus en plus politique » en République centrafricaine.

Cette semaine, on l’a vu, la présidence à Bangui a, dans un communiqué, sonné l’alarme sur ce thème, dénonçant une tentative de « coup d’Etat ». Et, ce matin, le quotidien français reprend cette thèse à son compte.

Selon le journal, les miliciens de différentes factions « ont reçu ces dernières semaines des armes légères et des munitions » provenant des stocks de l’armée centrafricaine « mais aussi de l’étranger ».

Dans un article consacré au désengagement de la force française « Sangaris », Le Figaro répète qu’en RCA, dans la capitale notamment, il n’est pas rare que des violences « politiques », sous la forme de provocations destinées à instrumentaliser la population, « prennent le pas » sur les affrontements communautaires.

Le journal évoque ainsi la récente attaque accompagnée de pillages du quartier de Ouango, au sud de Bangui, qui fut une première. Cette zone, qui était récemment encore épargnée, abrite des résidences « chics », souligne Le Figaro, dont celle de Catherine Samba-Panza.

Centrafrique : Samba Panza, le désaveu

Laquelle présidente de transition est dans la tourmente. La population centrafricaine, « qui ne voit guère la vie s’arranger » depuis son accession au pouvoir en février dernier, « se détourne peu à peu d’une femme qui ne descend jamais dans les rues », remarque le confrère.

Pour ne rien arranger, la révélation par Jeune Afrique et sur nos antennes, de la « disparition » de 2,5 millions de dollars sur un don de 10 millions offerts à la Centrafrique par l’Angola a « achevé de ternir son image », énonce Le Figaro, qui note qu’à Paris, « on s’agace ».

Violence de plus en plus politique, donc. Mais alors, si c’est le cas, qui tire les ficelles ? Telle est la question, pour l’instant sans réponse avérée. Le Figaro affirme que, côté français, on écarte la présence d’un mouvement djihadiste dans le pays, « tout en restant vigilant ». Le journal affirme qu’à Bouar, dans l’est de la RCA, deux madrasas (écoles coraniques) seraient actives depuis cinq ans « grâce à des financements de Boko Haram ».

Voilà pourquoi, croit savoir le confrère, ce qu’il appelle cette « nouvelle menace », pourrait conduire à une évolution du dispositif antidjihadiste en Afrique. Pour lutter contre Boko Haram, le flanc gauche de l’opération « Barkhane » (soit 3 200 hommes) déployée au Sahel « pourrait être renforcé ». Une partie des effectifs de « Sangaris » pourrait être « redéployée » dans cette perspective.

RFI

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