Centrafrique : droits de l’homme en formation de la Minusca face à la production industrielle des crimes par le groupe Wagner

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droits de l’homme en formation de la Minusca face à la production industrielle des crimes par le groupe Wagner

 

 Entre viols à ciel ouvert et impunité des mercenaires : Le mirage de la loi en République centrafricaine
Un soldat FACA menaçant à mort un jeune avec son fusil, peut-être tué déja.

 

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Rédigé le 03 août 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Caisse nationale de sécurité sociale à  Bangui a accueilli trois jours d’atelier censé « renforcer les capacités » des défenseurs des droits humains. Organisé par la division droits de l’homme de la MINUSCA, financé par l’Union européenne et ouvert en grande pompe par le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, l’événement est présenté comme une avancée pour la protection des libertés. Mais dans la réalité, la question reste entière : quel bénéfice concret pour les Centrafricains ?

 

Les discours officiels insistent sur la nécessité de former les acteurs de la société civile à rédiger des rapports parallèles et à collaborer avec les mécanismes internationaux. Pourtant, depuis des années, la RCA a vu défiler des dizaines d’ateliers, financés à coups de millions, sans que les massacres, les viols et les exactions commis par les groupes armés, les mercenaires de Wagner ou même certains soldats gouvernementaux soient sérieusement documentés. Les crimes de masse restent sans justice, les victimes sans recours, et les voix critiques muselées.

 

Ce paradoxe saute aux yeux : les participants apprennent à écrire des rapports, mais sur le terrain, aucune enquête indépendante n’aboutit. Quand il s’agit de pointer les responsabilités des mercenaires russes du groupe Wagner impliquées, le silence domine. La « protection des défenseurs » se limite souvent à quelques discours creux, pendant que les véritables défenseurs centrafricains, eux, continuent d’être intimidés, arrêtés ou menacés.

 

Le ministre de la Justice a déclaré que « la RCA bâtit une société respectueuse des droits fondamentaux grâce à l’appui de la communauté internationale ». Mais dans les villages de l’Ouham, du Haut-Mbomou, de la Vakaga, de la Haute-Kotto  ou de la Ouaka, personne ne voit ces droits respectés. Les déplacés meurent de faim, les femmes subissent des violences sexuelles en toute impunité, et les populations sont rackettées quotidiennement aux barrages. La grande machine des droits de l’homme sert plus à décorer les rapports de Bangui qu’à protéger les victimes sur le terrain.

 

Les financements de l’Union européenne et le soutien logistique de la MINUSCA permettent de multiplier ces séminaires, mais la population s’interroge : qui bénéficie réellement de ces initiatives ? Les communautés qui souffrent ? Ou bien les fonctionnaires, les consultants et les partenaires internationaux qui justifient leurs budgets à travers des « ateliers » sans lendemain ?

 

La vérité est claire : les Centrafricains n’ont jamais vu le fruit de ces formations. Aucun massacre n’a été véritablement porté devant la justice internationale, aucune condamnation n’a stoppé la spirale des crimes. Le mot « droits de l’homme » est brandi comme un slogan, mais il ne change rien à la vie des paysans, des déplacés et des familles endeuillées.

 

Pendant que les officiels posent pour la photo de clôture, les vraies victimes restent invisibles. L’atelier de Bangui s’ajoute à la longue liste des initiatives où l’on parle de « paix durable » et de « société inclusive », mais où l’on évite soigneusement de désigner les responsables des pires exactions. Une propagande institutionnelle qui maquille l’échec et entretient l’illusion d’un progrès, là où il n’y a que silence et abandon.

 

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