Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Christian et Euseb Dondra, frères de l’ex-Premier ministre Henri-Marie Dondra, ont été transférés à la prison de Ngaragba après leur arrestation controversée à Bangui.
Dans la nuit du 19 au 20 mars 2025, Christian Dondra et Euseb Dondra, frères cadets de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra, ont été arrêtés à leurs domiciles. L’opération, menée vers 1 heure du matin par des agents de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) et des Mercenaires russes du groupe Wagner, s’est déroulée sans mandat. Les deux hommes, emmenés vers une destination inconnue, ont récemment été transférés à la maison centrale de Ngaragba, connue pour ses conditions de détention difficiles. Ils sont accusés d’avoir comploté pour assassiner le président Faustin-Archange Touadéra et son conseiller spirituel Sani Yalo, président du Bureau d’Affrêtement Routier Centrafricain (BARC).
L’accusation repose sur un enregistrement audio de 3 minutes et 14 secondes, publié par Sani Yalo sur les réseaux sociaux. Dans cet enregistrement, une femme nommée Laëtitia Murielle Kokomika, présentée comme une espionne recrutée par le régime, affirme avoir été approchée par les frères Dondra pour livrer des bouteilles de whisky Chivas Regal empoisonnées à Sani Yalo, qui les aurait ensuite transmises à Touadéra. Elle parle de manière hâtive, évoquant des détails comme offrir un cigare à Yalo pour gagner sa confiance. Henri-Marie Dondra, mentionné dans l’audio, reste prudent, loin du portrait d’un conspirateur. Pour beaucoup, cet enregistrement sonne comme un scénario mal ficelé, destiné à salir la réputation de la famille Dondra.
Laëtitia Murielle Kokomika, arrivée de France et installée à l’hôtel « Les 4 saisons » à Bangui, est au cœur de cette affaire. Décrite par des sources comme une personne au passé trouble, elle aurait été choisie par le régime pour tendre un piège. Son nom, diffusé sans retenue par Sani Yalo, a été utilisé pour alimenter une campagne de dénigrement contre Henri-Marie Dondra, perçu comme une menace politique. Ancien Premier ministre, il gagne en popularité à l’approche des élections de 2025-2026, ce qui semble inquiéter le pouvoir en place. « C’est un coup monté pour intimider mon fils, qui est aimé dans tout le pays », déclare leur père, Henri Dondra, qui dénonce une vengeance politique.
L’arrestation des frères Dondra s’inscrit dans un climat de répression à Bangui. Les mercenaires russes, omniprésents aux côtés de l’OCRB, participent à des opérations qui sèment la peur parmi les habitants. « On vit dans un climat où personne ne se sent en sécurité », confie un résident du 7e arrondissement. Les deux frères, qui n’ont aucun lien direct avec les activités politiques de leur aîné, sont détenus sans preuves solides. Leur père insiste : « Ce sont des citoyens ordinaires, ils ne font pas de politique. »
La famille Dondra a lancé un appel sur les réseaux sociaux, demandant la libération immédiate de Christian et Euseb : « Mes frères ont été kidnappés par l’OCRB et les Wagner. Partagez ce message ! » Cet événement intervient alors que l’opposition prépare une marche le 4 avril pour protester contre les coupures d’électricité, le manque d’eau et la gestion du pays. Pour beaucoup, cette affaire est une tentative du régime de faire taire toute voix discordante….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
