Braquage d’éleveurs à 45 km de Ouadda-Maïkaga : le capitaine chef du détachement FACA de la ville au cœur de l’affaire

Rédigé le 23 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
À Ouadda-Maïkaga, située à 204 kilomètres de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, le détachement FACA de la ville a perdu toute crédibilité : son capitaine est désormais connu comme un racketteur en uniforme.
La semaine dernière, ce capitaine a quitté Ouadda-Maïkaga avec ses hommes, à bord de motos fournies par la MINUSCA. Direction Boungous, un village à 45 kilomètres de là, où des éleveurs et des acheteurs de bétail circulaient tranquillement sur la route.
Sur le pont menant à Boungous, le capitaine, à la tête de ces éléments en patrouille, ont bloqué le passage de ces éleveurs et procédé à des fouilles. Pour justifier leur intervention, ils ont immédiatement accusé les éleveurs d’être des rebelles, un faux prétexte qu’il a l’habitude de le dire pour intimider et soumettre les gens sous ses ordres.
Ainsi, après l’intimidation, des fouilles ont commencé. Et pafff! Les militaires ont récupéré une grosse somme d’argent, environ 4 500 000 francs CFA dans les poches des éleveurs et des acheteurs.
Aussitôt, une discussion s’éclatent! Les éleveurs disent qu’ils ne sont pas des rebelles, mais les soldats ont refusé catégoriquement. Puis, arrive le temps d’entente. Les deux ont convenu qu’une somme d’un million cinq cent mille doit être remise aux soldats comme leur prime globale d’alimentation (PGA).
Au bout du compte, les éleveurs ont cédé finalement et définitivement 1 500 000 francs CFA au capitaine, qui leur a restitué les 3 000 000 restants avant de les laisser continuer leur route. L’opération terminée, le groupe a rebroussé chemin vers Ouadda-Maïkaga.
Sur le trajet du retour, le capitaine a utilisé une partie de l’argent extorqué pour acheter des charmoutes, de la viande séchée, chargées en quantité sur sa moto.
Certains militaires de la zone justifient ces agissements par le non-paiement de la prime globale d’alimentation depuis plusieurs années. Ils présentent le racket comme une manière de compenser ce qu’ils considèrent comme une dette de l’État envers eux.
Par Moïse Banafio
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