Bamingui-Bangoran : après la prospection, les Chinois s’apprêtent à exploiter l’or de Barbatouma, Manovo et du site NRC

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Après leur arrivée dans la préfecture de Bamingui-Bangoran il y’a quelques jours pour prospecter les sites miniers aurifères, les exploitants chinois passent maintenant à la phase suivante : l’exploitation. L’exploitant chinois, accompagné d’un expert en diamant et en or, vient de terminer une tournée d’évaluation des principaux sites aurifères de la région et s’apprête à retourner en Chine pour ramener les machines nécessaires à l’exploitation.
Selon des informations obtenues sur place auprès des intéressés, le Chinois Ndoka et son expert sont de retour à Ndélé ce samedi 18 octobre 2025 après avoir effectué une tournée complète des sites miniers de la région. Ils ont visité le site aurifère de Barbatouma, celui de Manovo, et le site aurifère de NRC. Cette mission de prospection avait pour objectif d’évaluer le potentiel de ces différents sites et de déterminer la rentabilité de leur exploitation.
Après avoir évalué le site de Barbatouma, le Chinois Ndoka et son équipe ont continué leur tournée vers plusieurs villages de la région : Bangbali, Tiri, Miameré, Miamani, Diki et Mindji. Ils voulaient apparemment continuer jusqu’à Gordil pour vérifier le site de pétrole, mais cette visite n’a finalement pas eu lieu et ils sont retournés à Ndélé.
Les résultats de cette mission de prospection sont impressionnants. L’expert en diamant et en or qui accompagnait le Chinois Ndoka a effectué des évaluations techniques des trois principaux sites visités. Selon ses conclusions, le site aurifère de Barbatouma possède un gisement qui descend à 35 mètres de profondeur. Le site aurifère de NRC, lui, possède un gisement encore plus profond de 60 mètres. Quant au site de Manovo, son gisement descend à 30 mètres de profondeur.
Ces chiffres de profondeur sont importants car ils indiquent des gisements substantiels qui nécessiteront une exploitation mécanisée avec des équipements lourds. Il ne s’agit plus d’orpaillage artisanal superficiel, mais d’exploitation minière industrielle en profondeur.
Fort de ces évaluations positives, le Chinois Ndoka et son expert vont maintenant retourner en Chine pour ramener les machines nécessaires à l’exploitation de ces différents sites aurifères du Bamingui-Bangoran.
Cette information confirme ce que Corbeau News Centrafrique avait annoncé dans son article précédent sur l’arrivée des Chinois à Ndélé : après avoir saccagé les mines de la Ouaka, de la Basse-Kotto, de la Nana-Mambéré, de la Mambéré-Kadéï, de la Lobaye et d’autres régions, les exploitants chinois s’attaquent maintenant au nord du pays.
Le Bamingui-Bangoran, qui était jusqu’à présent relativement épargné par l’exploitation minière intensive, va maintenant subir le même sort que les autres régions. Les Chinois ont identifié le potentiel aurifère. Ils ont évalué les sites. Ils ont confirmé la rentabilité de l’exploitation. Maintenant ils vont revenir avec leurs machines pour commencer l’extraction industrielle.
Touadéra a tout vendu. Après avoir bradé le sud et le centre du pays aux exploitants chinois et russes, il vend maintenant le nord. Il distribue les permis miniers comme des bonbons. Les Chinois arrivent, prospectent, évaluent, et repartent chercher leurs machines. Et dans quelques mois, l’exploitation commencera.
Les habitants du Bamingui-Bangoran doivent se préparer à ce qui les attend. Ce qui s’est passé dans les autres régions où les Chinois exploitent les mines va se passer ici aussi. Les orpailleurs artisanaux locaux seront chassés des sites. Les terres seront réquisitionnées. Les rivières seront polluées par le mercure et autres produits chimiques utilisés dans l’extraction. Les profits partiront vers la Chine et vers les poches des dirigeants corrompus à Bangui. Et les populations locales ne verront rien.
Le fait que les Chinois aient voulu visiter le site pétrolier de Gordil montre l’étendue de leur appétit. Ils ne se contentent pas de l’or. Ils veulent aussi évaluer le potentiel pétrolier de la région. Bien que cette visite n’ait finalement pas eu lieu cette fois-ci, elle aura probablement lieu plus tard. Les Chinois reviendront pour évaluer également les ressources pétrolières du Bamingui-Bangoran.
Le régime Touadéra est en train de livrer l’ensemble du territoire national aux exploitants chinois et russes. Aucune région ne sera épargnée. Partout où il y a de l’or, des diamants, du pétrole ou d’autres ressources, les permis seront distribués, les exploitants arriveront avec leurs machines, et les populations seront dépossédées.
La tournée du Chinois Ndoka et de son expert dans les villages de Bangbali, Tiri, Miameré, Miamani, Diki et Mindji suggère que ces villages se trouvent soit sur des sites miniers, soit sur les routes d’accès aux sites. Les habitants de ces villages verront bientôt arriver les machines chinoises, les camions, les engins de terrassement. Leur vie quotidienne sera bouleversée par cette exploitation industrielle.
Le site de Barbatouma avec ses 35 mètres de profondeur, le site de NRC avec ses 60 mètres, et le site de Manovo avec ses 30 mètres représentent des gisements importants qui vont générer des profits considérables. Mais ces profits ne bénéficieront ni aux habitants du Bamingui-Bangoran, ni à la population centrafricaine en général.
Les Chinois extrairont l’or, l’exporteront vers la Chine, et verseront quelques commissions au régime Touadéra. C’est le business model de l’exploitation minière en Centrafrique : extraction massive par les étrangers, profits pour les exploitants et les dirigeants corrompus, appauvrissement et pollution pour les populations locales.
Par Abdoulaye Massy
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Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)