Attaque de la ville d’Amdafok : pourquoi le Mytho dictateur Faustin Archange Touadera fait-il appel au Conseil supérieur islamique et au Conseil national des imams de Centrafrique ?
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Par : la rédaction de ,
Au lendemain de l’attaque violente qui a frappé la localité d’Amdafok, dans la préfecture de la Vakaga, le pouvoir a exigé une déclaration des leaders musulmans pour cacher sa propre défaillance sécuritaire nationale.
Cette démarche s’est déroulée directement au Palais de la Renaissance à Bangui en présence du dictateur Faustin Archange Touadera. Ce n’est pas par un communiqué indépendant que les leaders religieux ont communiqué, mais par une lecture publique dictée au cœur même du pouvoir présidentiel. Au micro des médias, Abdul Karim Ousmane du Conseil supérieur islamique, a prononcé les mots suivants :
Suite à l’attaque perpétrée à la frontière nord-est de la République centrafricaine par des sieges présumés musulmans des nationalités étrangères en date du 30 juin 2026 dans la ville d’Amdafok, en République centrafricaine Qomdan, avec la plus grande fermeté, cet acte de violence visant à semer la peur, à porter atteinte à la paix, à la sécurité et à l’unité nationale. De telles actions est contraire aux enseignements de l’islam qui prônent la paix, la préservation de la vie humaine et le vivre ensemble. Nous tenons, par ces communiqués de presse, à informer l’opinion nationale et internationale aux organisations des Nations unies et toutes autres organisations qui prônent la paix et la quietude de la population qu’est le C6K et le CNI ne sauraient tolérer. Nous demandons aux autorités en charge de la défense et de la sécurité de toutes mettre en œuvre pour estoper cette violence sur nos populations.
Le déroulement de cette audience indique une mise en scène préparée à l’avance par les conseillers russes du dictateur Faustin-Archange Touadera. Le texte a été remis aux leaders religieux pour être lu sous la surveillance directe de Baba Kongoboro, une méthode qui vise à utiliser l’autorité de la communauté musulmane pour couvrir la panique d’un gouvernement qui voit sa légitimité s’effondrer auprès de la population.
Cette convocation des instances islamiques montre un traitement politique à double vitesse. Lorsque des milices comme les Azandé Ani Kpi Gbé ou les factions Anti-Balaka commettent des exactions et détruisent des villages entiers, le président Touadera ne réunit jamais l’Église catholique ou les représentants des églises chrétiennes pour exiger des condamnations publiques.
Dès qu’un groupe opère dans le Nord-Est ou emploie la langue arabe, le pouvoir active les institutions musulmanes, une méthode qui attribue indirectement la responsabilité de l’attaque à toute une communauté confessionnelle. Cette manipulation politique fragilise la cohésion sociale alors que les habitants de la Vakaga, qui parlent le sango, demandent uniquement la sécurité.
Le discours officiel insiste sur l’origine étrangère des assaillants venus du Soudan pour dédouaner l’armée nationale et ses soutiens, mais cette rhétorique se heurte aux choix de Faustin Archange Touadera. C’est le dictateur lui-même qui a installé les mercenaires russes du groupe Wagner et les troupes rwandaises sur le territoire national.
Ces forces étrangères ne protègent pas le pays, elles exploitent les richesses de la République. La présence de Wagner coûte plus de 200 milliards de francs CFA par an en siphonnant l’or et les diamants, tout en prenant le contrôle des cordons douaniers et en vendant des alcools frelatés qui détruisent la santé de la jeunesse et causent des accidents mortels.
Cette agitation au Palais de la Renaissance montre la peur d’un régime qui ne peut plus cacher ses promesses non tenues. En 2021, l’ambassade de Russie et le pouvoir centrafricain affirmaient que le déploiement des mercenaires russes réglerait la crise en trois mois.
En juillet 2026, la paix promise est absente et l’attaque d’Amdafok, où la base de la Minusca a été visée et des casques bleus blessés, démontre l’échec de la force. Au lieu de s’allier avec des mercenaires étrangers pour faire la guerre aux Centrafricains, le pouvoir refuse toujours d’engager un dialogue national inclusif avec ses propres citoyens.
Par Ibrahim Moussa
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