Flash info : Armel Sayo transféré de l’OCRB à la prison de camp de Roux

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
L’ancien chef rebelle Armel Sayo, accusé de plusieurs chefs, dont le terrorisme et d’assassinat, vient de quitter sa cellule à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) pour être transféré à la prison de camp de Roux, à Bangui.
En effet, tout a commencé le 17 janvier 2025, quand le colonel Armel Sayo, ex-ministre et leader du groupe armé CMSPR, a été arrêté à l’aéroport de Douala, au Cameroun. Extradé quatre mois plus tard vers Bangui, il a été placé en détention à l’OCRB, où les autorités centrafricaines ont poursuivi leur enquête sur ses activités. On lui reproche, entre autres, d’avoir cherché à renverser le pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra. Après plusieurs semaines à l’OCRB, il a été conduit ce mercredi 28 mai vers 15 heures à la prison centrale de camp de Roux.
Ce transfert fait suite à une extradition qui a provoqué bien des débats. Selon nos informations, des responsables camerounais, dont le commissaire Meva et le sulfureux mafieux Jules Njawe, sous la coordination du juge centrafricain Mathieu Bibi Nana, ont joué un rôle clé pour rendre ce retour à Bangui possible. Les accusations contre Sayo, lourdes et nombreuses, continuent de faire parler.
Plus d’informations à suivre dans nos prochaines publications sur Corbeau News Centrafrique (CNC)….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
