Centrafrique, faute d’accès aux traitements, les malades du VIH voient désormais la mort en face. Touadera et ses ministres regardent ailleurs

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’accès aux soins pour les personnes vivant avec le VIH représente aujourd’hui un drame humanitaire en République Centrafricaine. Bienvenu Gazalima, directeur exécutif du RECAPEV (Réseau Centrafricain des Associations de Personnes vivant avec le VIH), tire la sonnette d’alarme : dans les zones reculées du pays, obtenir des antirétroviraux relève du parcours du combattant.
À l’approche du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, le constat est accablant. Les PVVIH centrafricaines se heurtent à une double peine : la pénurie d’ARV dans les provinces éloignées et le coût prohibitif des traitements contre les maladies opportunistes. Cette situation condamne des malades à mort, alors que ces pathologies peuvent être maîtrisées avec un accès régulier aux médicaments.
Le RECAPEV insiste sur l’urgence de réduire le prix de ces traitements complémentaires, indispensables à la survie des personnes séropositives. Sans action rapide, la mortalité continuera sa progression dans un pays où le système de santé s’effondre progressivement.
Sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, la santé publique centrafricaine connaît une déliquescence généralisée. Les soldes des agents de santé dans les villes de provinces ne sont plus versés régulièrement, les structures médicales manquent de tout, et désormais, les malades les plus vulnérables paient ce naufrage de leur vie.
Par Azoumi Cyriaque
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