Ce n’est pas ma volonté, c’est celle du peuple : la leçon juridique de Professeure Danielle Darlan à son successeur Jean-Pierre Waboué
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle explique comment elle a toujours placé la volonté populaire au-dessus de tout, même de ses propres convictions
Danielle Darlan a une conception simple de son rôle de juge : respecter la volonté du peuple centrafricain, pas la sienne, pas celle du président, pas celle de qui que ce soit d’autre. Cette ancienne présidente de la Cour constitutionnelle le dit sans détour : à chaque décision rendue par son institution, la question était toujours la même. Quelle est la portée de cette décision pour le peuple ? Est-ce que nous respectons ce qu’il veut vraiment ?
« C’est sa volonté que nous devions respecter », insiste-t-elle. Pas celle d’un homme seul qui décide pour tout un pays. Pas celle d’un pouvoir qui confond ses désirs avec l’intérêt national. La volonté du peuple, point final.
Cette position peut sembler évidente. Après tout, dans une démocratie, les institutions sont censées servir les citoyens, pas un individu. Mais en Centrafrique, comme Darlan le sait bien, cette évidence s’est transformée en exception. Le régime actuel fonctionne selon un principe inverse : la volonté d’une seule personne tient lieu de volonté populaire. Ce que veut le président devient automatiquement ce que veut le pays, comme si les deux étaient interchangeables.
Professeure Danielle Darlan refuse cette confusion. Elle explique qu’elle a essayé de maintenir une ligne claire pendant son mandat : même quand une disposition constitutionnelle ne lui plaisait pas personnellement, elle devait l’appliquer. Parce que son travail n’était pas d’imposer ses préférences, mais de faire respecter ce que le peuple avait décidé à travers la Constitution.
« Ce n’est pas ma volonté que je dois appliquer, ni la volonté de quelqu’un d’autre, c’est la volonté du peuple », répète-t-elle. Cette phrase résume toute la différence entre un État de droit et un régime personnel. Dans le premier, les règles s’imposent à tous, y compris aux juges qui doivent parfois appliquer des textes qui ne correspondent pas à leurs opinions. Dans le second, les règles se plient aux caprices d’un seul.
Le contraste avec la situation actuelle est frappant. Aujourd’hui en Centrafrique, le peuple est devenu une abstraction. Sa volonté se résume à celle du président. Quand Touadéra veut vendre la nationalité en ligne, c’est présenté comme la volonté du peuple. Quand il modifie la Constitution pour supprimer la limitation des mandats, c’est encore la volonté du peuple. Quand il cède des terres pour un siècle à des investisseurs étrangers via la cryptomonnaie, c’est toujours la volonté du peuple.
Mais qui a vraiment demandé tout cela ? Qui a réclamé qu’on vende le pays sur internet ? Qui a supplié qu’on abandonne les terres de Bossangoa pour cent ans ? Personne. C’est la volonté d’un homme qui s’est substituée à celle de millions de Centrafricains.
Danielle Darlan a tenté de résister à cette dérive pendant son mandat. Elle a annulé la vente de la nationalité. Elle a rappelé que certaines décisions doivent passer par le Parlement, pas par les envies présidentielles. Elle a essayé de maintenir cette distinction entre la volonté légitime du peuple et les projets personnels du pouvoir.
Cette résistance lui a coûté cher. Des pressions, des menaces à peine voilées, des tentatives pour la faire « rentrer dans le rang ». Parce qu’un juge qui rappelle que le président n’est pas le peuple devient vite un problème pour ceux qui confondent les deux.
Son message reste d’une actualité brûlante. Tant que la Centrafrique n’aura pas compris que la volonté d’un seul homme n’est pas la volonté d’une nation, le pays continuera à tourner en rond. Les institutions ne retrouveront leur sens que le jour où elles cesseront de servir un individu pour redevenir ce qu’elles doivent être : des outils au service du peuple.
En attendant, les mots de Danielle Darlan résonnent comme un reproche et un espoir. Un reproche à ceux qui ont transformé la République en monarchie déguisée. Un espoir que d’autres, un jour, reprendront le flambeau et rappelleront cette vérité simple : dans une démocratie, personne ne peut prétendre incarner à lui seul la volonté de tout un peuple.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
