Centrafrique : Accusés d’avoir sexuellement agressé des mineures, deux Camerounais placés en détention à la prison centrale de Ngaragba

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Deux ressortissants camerounais ont été transférés mardi à la prison centrale de Ngaragba après plusieurs jours de détention à l’Office Central pour la Répression du Banditisme. Ils font l’objet d’accusations d’agressions sexuelles sur des filles mineures dans la capitale centrafricaine.
Le mardi 1er juillet 2025, les deux hommes, dont l’identité reste confidentielle, ont été placés sous mandat de dépôt par le doyen des juges d’instruction Mathieu Nana Bibi. Leur arrestation remonte à plusieurs jours et portait initialement sur des faits de banditisme selon les premières informations.
L’affaire a pris une tournure différente lorsque les accusations se sont précisées vers des agressions sexuelles présumées impliquant des mineures. Les suspects ont été présentés devant le parquet après leur période de garde à vue dans les locaux de l’OCRB au centre-ville de Bangui.
Les autorités judiciaires et policières maintiennent une discrétion totale sur cette affaire. Contactés, les responsables de l’OCRB et du tribunal se limitent à indiquer que “l’enquête suit son cours” sans fournir d’éléments sur les circonstances des faits reprochés ou les preuves réunies.
Cette absence de communication officielle laisse de nombreuses questions sans réponse concernant la nature exacte des accusations et les éléments qui ont conduit à cette incarcération. Les modalités de l’arrestation restent également floues.
La prison de Ngaragba où sont détenus les deux Camerounais connaît une surpopulation chronique. Conçue pour accueillir entre 100 et 300 détenus, elle en abrite actuellement plus de 2000.
L’établissement fait face à des défis majeurs : approvisionnement en eau potable insuffisant, installations sanitaires défaillantes et accès limité aux soins médicaux. Ces conditions de détention font régulièrement l’objet de dénonciations par les organisations humanitaires.
L’Office Central pour la Répression du Banditisme, responsable de cette arrestation, a fait l’objet de plusieurs rapports critiques. Human Rights Watch avait documenté des cas d’arrestations sans fondement légal et de mauvais traitements dans ses locaux.
Plus récemment, en mai 2025, des témoignages recueillis par Corbeau News Centrafrique ont fait état de pratiques d’extorsion et de violences impliquant des agents de l’OCRB, parfois en collaboration avec des éléments du groupe Wagner. Ces précédents alimentent les interrogations sur les méthodes employées dans cette enquête.
Les deux suspects demeurent incarcérés actuellement à la prison centrale de Ngaragba en attendant la poursuite de l’instruction. Leur sort dépendra des résultats de l’enquête menée par les autorités judiciaires centrafricaines.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte où la justice centrafricaine fait face à de nombreux défis, notamment en matière de moyens et de conditions de fonctionnement. La société civile locale continue de réclamer plus de transparence dans le traitement des affaires judiciaires, particulièrement celles impliquant des mineurs….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
