Le kleptomane du gouvernement Richard Filakota accuse le Premier ministre Félix Moloua de sabotage du PND

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Richard Filakota, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, ne recule devant rien. Pris la main dans le sac dans une affaire de détournement de biens publics, il tente aujourd’hui de retourner la situation en accusant le Premier ministre Félix Moloua de vouloir torpiller le Plan national de développement (PND), un projet ambitieux de 7 000 milliards de francs CFA. Mais derrière cette contre-attaque audacieuse, les faits parlent d’eux-mêmes : le ministre, loin d’être un ministre exemplaire, s’est illustré par un pillage méthodique des ressources destinées au peuple centrafricain.
En effet, l’affaire éclate avec le projet Londo, financé par la Banque mondiale pour soutenir les communautés et les infrastructures du pays. À peine installé dans son fauteuil ministériel le 4 janvier 2024, Richard Filakota a transformé ce programme en butin personnel. Véhicules 4×4, motos neuves, pick-up Toyota : tout ce qui devait servir aux projet Londo a pris le chemin de sa résidence, de celle de sa nièce – promue secrétaire particulière pour l’occasion – ou encore des garages de ses proches. Un garde du corps, un abbé catholique reconverti en acolyte, et un directeur général nommé à la va-vite, ont tous reçu leur part. Huit motos au moins, un 4×4 débarrassé de ses logos pour mieux passer inaperçu : le ministre a agi sans retenue, profitant d’une pause dans l’évaluation du projet Londo pour faire main basse sur les biens.
Quand la Banque mondiale, alertée par ces disparitions, a exigé un compte rendu, Félix Moloua a logiquement demandé des explications. La réponse de Richard Filakota, lors d’un conseil de cabinet, a fusé comme une provocation : “Et toi, on te contrôlait quand tu étais ministre de l’économie ?”, Une insolence qui trahit son assurance, celle d’un homme persuadé que sa proximité avec le président Touadéra le met à l’abri. Mais la Primature n’a pas laissé passer. Une cellule de veille, dirigé par un officier supérieur, a investi le ministère de l’économie pour récupérer ce qui restait des biens détournés. Planqué à l’étranger à ce moment-là, Richard Filakota a promis par téléphone de “tout ramener” à son retour. Promesse en l’air. Un grand filou. Un grand voleur.
Mais une fois de retour à Bangui, le ministre Richard Filakota a changé de ton. Via un cousin dépêché sur les réseaux sociaux, il a lancé une offensive, insinuant que certains cherchent à “saboter” le PND, ce plan qu’il prétend défendre pour séduire les bailleurs de fonds. Le sous-entendu vise clairement Félix Moloua, pourtant celui qui a poussé pour clarifier cette affaire sous la pression des partenaires internationaux. Une justification grossière pour détourner l’attention du vrai scandale : son propre vol. Car pendant que Richard Filakota joue les victimes, les Centrafricains, eux, constatent l’ampleur du désastre. Les véhicules et motos du projet Londo ne sont plus au service des communautés, mais dans les mains d’un ministre qui confond portefeuille public et coffre-fort personnel.
Ce n’est pas la première fois que Richard Filakota laisse une trace douteuse derrière lui. L’homme traine des casseroles derrière lui depuis pour ceux qui ne le connaissent pas. À la tête de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), il avait déjà plongé l’institution dans le chaos, siphonnant ses ressources sans vergogne. Nommé ministre, il a vu là une aubaine pour récidiver, avec une arrogance qui frise l’indécence. “C’est mon tour”, aurait-il pensé, selon des proches, avant de plonger dans une frénésie de népotisme et d’escroquerie. Aujourd’hui, il ose défier son Premier ministre, oubliant que les bailleurs de fonds et le peuple ne sont pas dupes. Le PND, qu’il brandit comme un bouclier, ne cache pas la réalité : Richard Filakota n’est pas un bâtisseur, mais un prédateur qui ronge un pays déjà au bout de souffle….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
