Droits humains : Encore une formation inutile dans un pays où rien ne change

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
La semaine dernière, l’Action des Universitaires pour les Droits humains a pondu un nouvel atelier de formation à Bangui, censé “outiller” les défenseurs sur les violences sexuelles basées sur le genre (VSBG), les droits des femmes et des filles. Julia Bastard, débite son baratin : échanges d’expériences, réseaux solidaires, bla-bla-bla. Mais quelle blague ! Ces universitaires autoproclamés feraient mieux de balayer devant leur porte, l’Université de Bangui, usine de production de viols et harcèlements, reste une honte intacte. Pendant ce temps, le pays s’enfonce dans l’horreur, et cette formation n’est qu’un divertissement de plus, inutile et insultante.
Commençons par le commencement. L’Université de Bangui, d’où viennent ces soi-disant sauveurs, est malheureusement un nid de prédateurs. Viols, harcèlements, abus de pouvoir contre les étudiantes, c’est le quotidien, et rien ne bouge. Ces messieurs en toge préfèrent donner des leçons aux autres plutôt que de nettoyer leur propre porcherie. Comment osent-ils parler de VSBG quand leurs couloirs sont un terrain de chasse pour les profs et les étudiants sans scrupules ? Avant de former qui que ce soit aux Droits humains Droits humains, qu’ils s’attaquent à ça. Mais non, c’est plus facile de jouer les vertueux sur papier que d’affronter la crasse sous leurs yeux.
Et dehors, c’est pire pour les Droits humains. À Boali, entre décembre et janvier, 13 filles de 8 à 16 ans ont été violées par des hommes – des bêtes laissées libres, pendant que les autorités regardent ailleurs. À Rafaï, au moins 600 femmes sont victimes de VBG par mois. À Bangui, la capitale, les Mercenaires russes violent à ciel ouvert, sans honte, sans conséquence. Et en province ? Un enfer encore plus sombre, où les cris des victimes ne percent même pas le silence. Les Russes, ces mercenaires de Wagner qui pullulent, violent à tour de bras, pillent, détruisent – et personne ne bronche. Où sont ces défenseurs des droits humains quand il faut parler ? Muets, planqués, inutiles. La situation est gravissime, mais ces ateliers ne sont qu’un sparadrap sur une hémorragie.
Pire encore, cette même Action des Universitaires pour les Droits humains, il y a deux mois, s’est fendue d’un communiqué pour féliciter Touadéra, oui, Touadéra !, pour une remise de peine. Quelle comédie ! Ces prétendus universitaires, censés défendre les droits, courbent l’échine devant un dictateur qui laisse son pays pourrir. Les victimes ? Abandonnées dans la nature, sans justice, sans aide. Les défenseurs qu’on forme ? Des héros sans armes, envoyés au front avec des mots creux pendant que les bourreaux rigolent. “Renforcer les réseaux”, “travailler localement”, dit Bastard. Mais ça ne protège pas une gamine de 8 ans à Boali, ça n’arrête pas un Russe en rut, ça ne fait pas plier un régime complice.
Ces formations sur les Droits humains sont une farce, un théâtre pour se donner bonne conscience. La Centrafrique n’a pas besoin de bavardages ; elle a besoin de justice, de moyens, d’un État qui cogne dur les coupables au lieu de les caresser. Mais ici, rien ne change – jamais. Les universitaires peuvent bien parader, leurs ateliers ne sont qu’un écho vide dans un pays où les droits humains ne sont qu’un slogan. Pendant que les filles pleurent et que les violeurs prospèrent, cette mascarade continue. Pathétique.
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
