comment les 7 policiers radiés par le réseau mafieux de Yarkokpa peuvent—ils contester leur radiation ?

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Le 11 février 2025, sept policiers centrafricains – DOUI Odilon, OUAPOLE Freddy, BANGHA Jean Augustin, OUASSERENDJI Chrysostome, DIMANCHE-YONGOWANA ALFIO Jacques Valdez, GONIDANE Alexandre Nelson et NGOUAYE NDARATA Quirinus Frédéric – ont été rayés de leurs fonctions par un arrêté du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Michel Nicaise Nassin. Motif officiel ? Braquage, trafic de drogue, coups et blessures.
La vérité ? Un règlement de comptes instrumenté par Simplice Yarkokpa, un ex-milicien anti-balaka devenu commandant mafieux de la garde présidentielle. Pas d’enquête, pas de conseil de discipline, juste une dénonciation mensongère validée en deux jours par un ministre qui ferme les yeux. Ces agents, dont plusieurs issus des services de renseignement, n’étaient pas des criminels : ils ont osé défier le réseau de drogue de Simplice Yarkokpa. En Centrafrique, la loi est piétinée, les honnêtes sont sacrifiés, et les voyous dictent leur justice. Comment une telle radiation est-elle possible ? Quels recours pour ces victimes d’un système pourri ? Voici les faits, bruts et sans filtre.
Le cadre légal bafoué : Une procédure inexistante
En République centrafricaine, radier un policier ou un gendarme n’est pas un jeu d’enfant. Le statut général de la fonction publique et les règlements de la police nationale imposent des règles strictes :
- Enquête administrative
Toute accusation grave – braquage, trafic – exige une enquête préalable par l’Inspection générale de la police. Rien n’a été fait pour DOUI Odilon (matricule 6763/20), OUAPOLE Freddy (matricule 7507/20), ou les autres.
- Conseil de discipline
Ces agents auraient dû comparaître devant un conseil de discipline, accéder à leur dossier, se défendre avec un avocat ou un représentant syndical. Rien de tout ça.
- Décision motivée et proportionnelle
L’arrêté du 11 février 2025, signé par Nassin, devait expliquer les faits et reposer sur des preuves. Au lieu de ça, il regurgite les mensonges de Yarkokpa sans une once de vérification.
- Droits de la défense
Ces policiers ont été privés de leur droit fondamental à se défendre. Deux jours entre la dénonciation et la radiation : c’est une exécution, pas une sanction.

La loi est claire : une radiation sur simple dénonciation est illégale. Point final.
Simplice Yarkokpa : Le parrain qui tire les ficelles
Simplice Yarkokpa n’est pas un officier, c’est un gangster en uniforme. Ex-chef anti-balaka, il squatte la garde présidentielle grâce à ses appuis – son cousin ministre de la Défense et un accès direct au président. Son palmarès ? Braquage de 800 millions de FCFA en juin 2024 contre deux Franco-Algériens, trafic de tramadol qui pourrit le pays, extorsion brutale. Les sept policiers radiés – DOUI Odilon, OUAPOLE Freddy, BANGHA Jean Augustin, OUASSERENDJI Chrysostome, DIMANCHE-YONGOWANA ALFIO Jacques Valdez, GONIDANE Alexandre Nelson et NGOUAYE NDARATA Quirinus Frédéric – étaient dans son viseur. Pourquoi ? Parce que ces agents, dont certains des services de renseignement, ont découvert son réseau criminel et refusé de jouer son jeu. Yarkokpa a réagi en patron de mafia : il a appelé le président et le directeur général de la police, inventant des histoires de braquage et de vol. Résultat ? Sept carrières brisées pour protéger ses combines.
Michel Nassin : Le ministre qui signe sans regarder
Le ministre Michel Nicaise Nassin a paraphé l’arrêté du 11 février 2025 sans poser de questions. Deux jours après les mensonges de Yarkokpa, il a radié ces hommes sans enquête, sans preuves, sans scrupules. C’est soit de la complicité, soit une incompétence criminelle. Un ministre de la Sécurité publique doit protéger les agents intègres, pas les livrer à un mafieux. Les enquêtes et témoignages, relayés notamment par Corbeau News Centrafrique, confirment que ces policiers n’étaient pas des trafiquants, mais des gêneurs pour Yarkokpa. Nassin a-t-il vérifié ? Non. Il a obéi, et ça sent la corruption à des kilomètres.
Les recours : Une lueur d’espoir pour les sacrifiés
Ces sept policiers – DOUI Odilon (matricule 6763/20), OUAPOLE Freddy (matricule 7507/20), BANGHA Jean Augustin (matricule 7414/20), OUASSERENDJI Chrysostome (matricule 6881/20), DIMANCHE-YONGOWANA ALFIO Jacques Valdez (matricule 7427/20), GONIDANE Alexandre Nelson (matricule 9805/22) et NGOUAYE NDARATA Quirinus Frédéric (matricule 7980/21) – ne sont pas condamnés au silence. Voici leurs options :
- Tribunal administratif
Ils ont deux mois pour attaquer l’arrêté devant le tribunal administratif ou la Chambre administrative de la Cour suprême. Avec l’absence totale de procédure, leur dossier est en béton : annulation et réintégration possibles, plus des indemnités.
- Référé-suspension
En urgence, ils peuvent demander à suspendre la radiation. La perte de salaire et le caractère illégal de la décision suffisent à justifier ça.
- Mobilisation
Syndicats, médias comme Corbeau News, voire la radio Ndéké-Luka, la Minusca peuvent faire éclater la vérité au grand jour.
Ils ont été trahis, mais la loi est de leur côté – s’ils se battent.
Un système en décomposition
Cette radiation n’est pas un accident, c’est une habitude. Depuis 2021, Yarkokpa fait tomber militaires et policiers qui osent le défier. Intouchable, il transforme la garde présidentielle en QG de la mafia, avec la bénédiction d’un État rongé par l’impunité. Si des agents comme DOUI, OUAPOLE ou GONIDANE sont jetés pour avoir fait leur boulot, qui protégera encore les Centrafricains ? La réponse est claire : personne, tant que des criminels comme Yarkokpa tiennent les rênes.
Rappelons que la radiation des sept policiers – DOUI Odilon, OUAPOLE Freddy, BANGHA Jean Augustin, OUASSERENDJI Chrysostome, DIMANCHE-YONGOWANA ALFIO Jacques Valdez, GONIDANE Alexandre Nelson et NGOUAYE NDARATA Quirinus Frédéric – le 11 février 2025 est un scandale pur et dur. Simplice Yarkokpa, un mafieux déguisé en commandant, a menti pour les éliminer, et Michel Nassin, ministre fantoche, a signé sans broncher. Cette décision est illégale, arbitraire, et crie la corruption. Ces agents doivent saisir la justice, réclamer leur dû, et exposer ce système pourri. Quant à Yarkokpa, il est temps que ce voyou tombe – la Centrafrique ne peut plus être son terrain de jeu.
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
