Centrafrique : Comment une poignée d’agents de l’État, devenus des mafieux, trahit la République au profit de l’ASECNA

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Quatre hauts fonctionnaires formés par l’État centrafricain organisent aujourd’hui le plus grand coup de force immobilier jamais vu dans le pays depuis sa création. Le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène, le procureur de la République Benoît Narcisse Foukpio, le juge d’instruction Gambou Jean Bruno et l’avocat Blaise Fleury Hotto, tous anciens boursiers de la République, travaillent maintenant à détruire la légalité foncière de leur pays.
L’affaire éclate avec l’expulsion de Marie-Solange Ndakala. Cette propriétaire détient pourtant un titre foncier TF 557 parfaitement légal, délivré par l’État en 2011. Le lieutenant Bissakonou de la Gendarmerie Nationale force sa porte sur ordre direct du ministre Abazène. Une action illégale qui cache un plan plus vaste.
En effet, l’ASECNA veut récupérer des terrains qu’elle n’a jamais possédés. La Convention de 1974 est claire : l’agence n’était qu’occupante, pas propriétaire. En 2011, après son refus de rénover les bâtiments pour un milliard de francs CFA, l’État vend légalement ces terrains. M. Kamach et d’autres citoyens achètent en toute légalité.

Maître Blaise Fleury Hotto mène l’offensive juridique pour l’ASECNA. Cet avocat, formé grâce aux bourses nationales, dépose des requêtes en série contre les titres fonciers. Le procureur Foukpio les transmet immédiatement au juge Gambou. Une chaîne bien huilée qui ignore toutes les règles de droit.
Le ministre Abazène protège ce système. Dans son bureau, les dossiers de l’ASECNA passent avant tout. Les propriétaires légitimes n’ont même pas le droit de présenter leurs documents. Une justice à sens unique qui fait honte à la République.
Le plus grave reste la sélectivité des attaques. Mais cela ne va pas durer. L’hôtel 4 saisons construit sur l’ancien terrain ASECNA pourrait subir lui aussi à son tour de poursuite par l’ASSECNA. D’autres dizaine des Propriétaires sont aussi menacés. Pour l’heure, seuls certains propriétaires, comme Marie-Solange Ndakala, se retrouvent ciblés par la clique du ministre mafieux Abazène.
En même temps, le juge Gambou valide tout sans poser de questions. Il ignore les preuves, les titres officiels, les documents du cadastre. Le lieutenant Bissakonou exécute ensuite les expulsions, sans mandat valide, sur simple ordre téléphonique du ministre.
Cette manœuvre instrumentée par le quatuor Abazène-Foukpio-Gambou-Hotto menace maintenant tout le système foncier centrafricain. Si l’ASECNA gagne contre le TF 557 de Madame Ndakala, elle pourra réclamer tous ses anciens terrains. Le quartier Boeing, le ministère de la défense, y compris celui des transports, les propriétés privées : tout devient attaquable par l’ASSECNA.
L’État centrafricain court un danger majeur. Ces anciens boursiers, qu’il a formés pour servir la République, créent un précédent catastrophique. Comment faire confiance à un pays qui reprend les terrains qu’il a vendus ? Comment croire en des titres fonciers que les juges annulent sur commande ?
Le procureur Foukpio pousse l’audace jusqu’à menacer d’utiliser la force publique contre une décision de justice favorable aux propriétaires. Le ministre Abazène couvre ces abus. Le juge Gambou signe les ordonnances sans vérifier leur légalité. L’avocat Hotto, lui, empoche tranquillement les honoraires de l’ASECNA en souriant au passage.
Ces quatre hommes sacrifient la sécurité juridique du pays pour leurs intérêts personnels. La Direction des Domaines, le Cadastre, les notaires : tous les professionnels du secteur voient leurs actes remis en cause par cette bande organisée qui agit au nom de la justice de leur poche.
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
