Les vérités sur les crimes du pouvoir de Bangui commencent à émerger à travers des échanges compromettants entre Gattuso et Doneng

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Des messages WhatsApp entre le ministre de la Jeunesse et des Sports Héritier Doneng et un membre de la milice “Requins”, Gattuso, actuellement au Sénégal, font apparaître les premières fissures dans le système de terreur mis en place par le pouvoir de Faustin-Archange Touadera depuis 2020.
Dans ces échanges tendus, le milicien Requin Gattuso reproche au chef milicien Héritier Doneng, devenu ministre de la jeunesse et des sports depuis le 4 janvier 2024, d’avoir “oublié” ses anciens compagnons de la milice Requin depuis sa nomination au gouvernement. Il affirme ne plus “marcher qu’à 40%” avec Doneng, l’accusant de manipuler la jeunesse. Cette dispute entre anciens complices ouvre une fenêtre sur les activités criminelles de la milice les “Requins”.
Ces révélations interviennent dans un contexte politique chargé, alors que la précampagne pour l’élection présidentielle de 2025 bat son plein. Le 1er décembre 2024, des partisans du président Touadéra défilaient déjà avec des banderoles “TOUADERA 2025 Champion au 1er tour K.O”.
Les “Requins”, créés en 2022 sous l’impulsion de l’actuel ministre Doneng, étaient organisés en deux branches : une section musulmane dirigée par Mokhtar Bel Mokhtar, cousin de Sani Yalo, et une section chrétienne sous la direction de Héritier Doneng lui-même. Selon les révélations de ce milicien, Sani Yalo apparait comme le principal auteur qui tire les ficelles dans l’ombre sur décision du Président Touadera.
Parmi leurs crimes les plus marquants figure l’enlèvement d’Aladji Issa Manou en janvier 2021. La victime a été capturée au siège même du parti MCU dans le quartier Malimaka par Mokhtar Bel Mokhtar et ses éléments de la milice Requin. Son corps n’a pas été retrouvé par sa famille jusqu’à ce jour.
Un autre crime particulièrement odieux est l’assassinat de Nadia Carine Fornel Poutou, présidente de l’Association des femmes juristes, brûlée vive avec ses trois enfants en juin 2021. Selon un ancien milicien, ces actes étaient commandités par le groupe Wagner et sur décision du criminel Héritier Doneng.
Toutefois, la récente mort mystérieuse de Mokhtar Bel Mokhtar à Damara ajoute une nouvelle dimension à ces révélations. Si la version officielle parle d’un malaise, des témoins évoquent un possible empoisonnement lors d’une réunion houleuse.
Ces miliciens, faussement présentés comme des “mouvements de jeunesse”, ont en réalité semé la terreur à Bangui, s’attaquant aux commerçants, aux citoyens et même aux militaires. Des corps ont été retrouvés au cimetière municipal de Ndress, d’autres jetés dans la rivière Oubangui.
La présence au gouvernement de certains responsables de ces crimes, comme le ministre Héritier Doneng, illustre l’impunité dont bénéficient ces groupes armés. Ces révélations démontrent l’existence d’un système où crime organisé et politique se confondent au plus haut niveau de l’État centrafricain.
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
