Farazala : violente attaque des hommes armés, population en débandade, village incendié
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Une nouvelle attaque dévastatrice a frappé la préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord de la République centrafricaine. Dans la nuit du 5 au 6 novembre 2024, vers 3 heures du matin, des hommes armés ont méthodiquement incendié le village de Farazala, situé à 18 kilomètres de Ouandago sur l’axe Kabo. Les habitants, réveillés par les flammes, n’ont eu d’autre choix que de fuir dans la nuit, laissant derrière eux toute une vie partie en fumée.

Farazala , un village isolé et oublié
L’enclavement de Farazala démontre parfaitement l’abandon des zones rurales par les autorités centrafricaines. Les routes, dans un état de délabrement avancé, rendent quasi impossible l’accès à cette localité, particulièrement en saison des pluies.
« Nous sommes coupés du reste du pays. Même pour évacuer un malade, c’est un véritable parcours du combattant. Les autorités ne savent même plus que nous existons », déplore un notable du village, témoin impuissant de la destruction de sa communauté.
Une nuit de terreur à Farazala
À Farazala , les assaillants ont opéré en toute impunité, prenant le temps d’incendier méthodiquement les habitations. « Ils sont arrivés comme des ombres dans la nuit. Nous avons entendu leurs pas, puis les premières flammes sont apparues. En quelques minutes, tout le village était en feu », raconte un survivant, encore traumatisé par les événements.
L’inaction coupable des autorités
Pendant que les villageois tentent de reconstruire leur vie sur les cendres, d’autres sont encore dans la brousse pour s’échapper aux violences, les autorités brillent par leur absence. À Bangui, les hauts fonctionnaires continuent leur train-train quotidien, entre réunions dans des bureaux climatisés et voyages de luxe à l’étranger. Le contraste est saisissant entre ces deux réalités d’une même République.
Des populations de Farazala livrées à elles-mêmes
L’absence de victimes dans cette attaque relève du miracle, mais les dégâts matériels sont considérables. Des dizaines de familles se retrouvent sans abri, leurs réserves de nourriture et leurs biens personnels réduits en cendres. « Nous dormons à la belle étoile. Nos enfants n’ont plus rien à manger. Comment allons-nous survivre ? », s’interroge une mère de famille, le regard perdu dans les ruines de sa maison.
Un État défaillant
Cette attaque dévoile une fois de plus l’incapacité flagrante de l’État à protéger ses citoyens. Alors que le gouvernement ne cesse de claironner que la sécurité est revenue sur l’ensemble du territoire, la réalité du terrain raconte une toute autre histoire. Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), censées protéger la population, brillent par leur absence dans ces zones reculées.
Une région sinistrée et abandonnée
La région de Ouandago-Kabo, déjà fragilisée par des années d’insécurité, voit sa situation s’aggraver. L’état désastreux des infrastructures routières isole complètement ces populations, les rendant vulnérables aux attaques des groupes armés.
« Même si nous voulions fuir, où irions-nous ? Les routes sont impraticables, et personne ne vient nous aider », confie un jeune du village joint au téléphone par la rédaction du CNC.
Cette énième attaque contre des civils sans défense démontre, s’il en était encore besoin, le fossé grandissant entre les discours rassurants des autorités et la réalité brutale vécue par les populations rurales. Pendant que les habitants de Farazala tentent de reconstruire leurs vies sur des ruines fumantes, l’État continue de fermer les yeux sur la détresse de ses citoyens les plus vulnérables.
Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)
