Le pillage de l’État centrafricain atteint des sommets avec Roméo Gribingui et Obed Namsio

Contrôleur Général des Entreprises parapubliques
Bangui, CNC. À Bangui, capitale de la République centrafricaine, le détournement des fonds publics bat son plein. Le régime en place semble avoir érigé la kleptocratie en système de gouvernance. De la tête de l’État avec Baba Kongoboro aux échelons inférieurs de l’administration, les cas de vols, détournements et corruption se multiplient, laissant le peuple centrafricain désemparé. C’est un pillage organisé de l’État centrafricain.
Pillage organisé de l’État centrafricain avec un exemple flagrant : le cas Roméo Gribingui.
Roméo Gribingui, ministre contrôleur des sociétés parapubliques, incarne à lui seul l’ampleur du pillage de l’État centrafricain. Ce “ministre contrôleur” cumule les postes dans les conseils d’administration de nombreuses entreprises publiques. ONI, ONASPORT, et bien d’autres sociétés parapubliques figurent à son tableau de chasse. Résultat : des millions de francs CFA empochés mensuellement, en toute illégalité et au vu de tous, et le pillage de l’État centrafricain s’intensifie.
Plus grave encore, cette situation perdure sans que personne ne bronche. Ni le Premier ministre, Félix Moloua, ni le Président de la République, Baba Kongoboro ni même l’Inspection générale d’État ne semblent s’en émouvoir. La brigade anti-corruption, pourtant mise en place en grande pompe par le Premier ministre, reste curieusement inactive face à ces abus manifestes.
Le pillage de l’État centrafricain , un système qui gangrène jusqu’au sommet de l’État.
Le pillage de l’État centrafricain ne s’arrête pas là. Des enquêtes menées par la rédaction du CNC montrent que même Obed Namsio, ministre d’État et directeur de cabinet du Président de la République, trempe dans ces combines maléfiques et criminelles. Depuis près de 5 ans, il préside le Conseil de Régulation de l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes), percevant au passage 1 million de FCFA d’indemnités mensuelles. Plus grave encore, c’est lui le moteur des faussaires à la présidence chargés d’escroquer les investisseurs étrangers
Selon un témoin interrogé par la rédaction du CNC, cette situation du ministre Namsio est en violation flagrante de la loi 20.004, censée encadrer ces pratiques. Comment le président Kongoboro et le père des mafieux Roméo Gribingui peuvent-ils ignorer ces infractions à la loi ? La question reste sans réponse.
Un témoin direct de ces pratiques, s’exprimant sous couvert d’anonymat par peur de représailles, explique : “Nombreuses sont les personnalités politiques qui occupent et perçoivent, en toute illégalité, des jetons de présence ou indemnités mensuelles forfaitaires au sein des conseils d’administration des entités du secteur parapublic. Mais attention, si vous les dénoncez, au mieux on vous suspend ; au pire, on vous pend !” C’est un véritable pillage de l’État centrafricain.
Des pratiques bien rodées pour contourner la loi.
Notre source détaille le fonctionnement de ce système bien huilé : “Les jetons de présence ne devraient être perçus qu’à l’issue d’une session du Conseil d’administration. Le nombre de Conseils est, légalement, limité à 3 par année, hors cas exceptionnel. Mais le nombre effectif de sessions va généralement au-delà, sans réelle justification”.
Elle ajoute : “Si les jetons de présence sont versés aux administrateurs mensuellement, cela constitue un détournement pur et simple. On se doit de les requalifier. Les administrateurs n’ont pas le droit de percevoir d’autres indemnités que les jetons de présence. C’est ce que la Loi 20.004 a essayé de corriger”.
Malheureusement, l’application des dispositions de cette loi est farouchement combattue par ceux-là mêmes qui devraient la faire respecter. Notre informateur s’indigne : “D’autres membres du Contrôle Général du secteur Parapublic sont également membres de certains Conseils d’administration. Comment peut-on être juge et partie ?”
Un pillage généralisé de l’État centrafricain.
Ces pratiques ne se limitent pas à quelques cas isolés. Elles semblent s’être généralisées à tous les niveaux de l’administration centrafricaine. Des ministres aux hauts fonctionnaires, en passant par les directeurs d’entreprises publiques, tous semblent avoir leur part du gâteau.
Pendant ce temps, la population centrafricaine s’enfonce dans la misère. Les services publics de base – santé, éducation, infrastructures – sont dans un état déplorable. Les routes de Bangui, par exemple, sont dans un état catastrophique, entravant le développement économique et social du pays.
Une mascarade pour tromper la communauté internationale.
Ironiquement, dans ses discours officiels, le gouvernement centrafricain clame haut et fort sa lutte contre la corruption. Une mascarade destinée à tromper la communauté internationale, laissant croire qu’en Centrafrique, tout va pour le mieux.
La réalité est tout autre. Ces détournements systématiques des ressources de l’État privent le peuple centrafricain de son droit au développement. Les fonds qui devraient servir à améliorer les conditions de vie de la population finissent dans les poches d’une élite kleptocrate.
En effet, les instances de contrôle nationales – Inspection générale d’État, brigade anti-corruption – doivent être dotées de réels pouvoirs d’investigation et de sanction. Leur indépendance doit être garantie pour qu’elles puissent mener à bien leur mission sans crainte de représailles.
Enfin, la société civile centrafricaine et les médias ont un rôle à jouer dans la dénonciation de ces pratiques. Malgré les risques, il est impératif que ces voix continuent de s’élever pour exiger des comptes de leurs dirigeants.
Comme le dit si bien notre source en sango, la langue nationale : “Ayooo, RCA, mawa ti mo a gbou mbi !!” (Hélas, RCA, ta souffrance me fait mal !). Un cri du cœur qui résume le désarroi des Centrafricains devant ce pillage organisé des ressources du pays.
Il est temps que ce système prenne fin. Le peuple centrafricain mérite mieux que des dirigeants qui s’enrichissent sur son dos. L’avenir du pays en dépend.
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
