La passation de service entre l’ancien premier ministre centrafricain André Nzapayeke et le nouveau Mahamat Kamoun a eu lieu hier, jeudi à la primature. Lors de cette cérémonie, l’ancien chef du gouvernement s’est dit rassuré de la capacité de son prédécesseur à conduire les actions gouvernementales. Mahamat Kamoun a apprécié le travail de son prédécesseur avant de noter qu’il continuera dans la même dynamique.
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Mahamat Kamoun a pris ses fonctions de premier ministre. Lors de la cérémonie de passation de service, André Nzapayeke s’est dit fier de son remplaçant qui, selon lui a les qualités requises pour conduire l’action du gouvernement. Le premier ministre sortant a appelé son remplaçant à œuvrer pour la mobilisation du peuple centrafricain autour des défis auxquels le pays est confronté depuis plusieurs mois aujourd’hui. Pour André Nzapayeke, « il faut travailler autour de l’accord de Brazzaville qui est extrêmement important car susceptible de nous conduire vers un accord global de paix et de désarmement, accords qui vont nous permettre de jeter les bases d’un développement durable dans notre pays ».
Dans sa déclaration, Mahamat Kamoun est revenu sur ses priorités. « J’ai la ferme volonté de continuer sur cette voix de rétablissement de la paix et de la sécurité, de la réconciliation nationale, de l’assistance humanitaire et de la relance économique (…) pour que nous retrouvons la légalité constitutionnelle dans un bref délai ». Le nouveau premier ministre dit compter sur tous ceux qui ont travaillé avec son processeur afin d’atteindre ses objectifs. Il a appelé les cadres de la primature au sens de réserve qui selon lui échappe à plusieurs membres du cabinet de la primature.
Mahamat Kamoun a été nommé premier ministre le 10 août 2014, cinq jours après la démission d’André Nzapayeke. Le nouveau premier ministre est toujours en consultation en vue de la formation de son premier gouvernement.
Sylvestre Sokambi pour RJDH



![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
