Centrafrique : la société civile lance un ultimatum jusqu’au 19 octobre pour la libération de cinq leaders arrêtés

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Les organisations de la société civile centrafricaine donnent jusqu’au lundi 19 octobre 2026 à 15h30 aux autorités pour libérer cinq de leurs responsables arrêtés à Bangui. Elles exigent aussi une baisse des prix des hydrocarbures à la pompe et menacent de relancer la désobéissance civile.

 

Dans une déclaration signée à Bangui le 17 octobre 2026, plusieurs organisations de la société civile exigent la libération sans condition de Quentin Ngouando, Elysée Nguemale, Stève Bendo Deny, Barry Mardios et Igor Mokpem. Ces cinq responsables ont été arrêtés le 15 octobre, alors qu’ils participaient à une conférence de presse au Centre Saint-Jean-XXIII, à Bangui.

 

Centrafrique : la société civile lance un ultimatum jusqu’au 19 octobre pour la libération de cinq leaders arrêtés
Les deux leaders de GTSC Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga

 

Les signataires dénoncent leur maintien en garde à vue et affirment que leurs droits fondamentaux ne sont pas respectés. Ils estiment également que la durée légale de leur garde à vue est dépassée.

 

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Un accès interdit aux avocats et aux familles

 

Les organisations signataires affirment que les avocats, les familles et les autres responsables de la société civile ne peuvent pas accéder aux personnes arrêtées. Elles attribuent cette restriction à des instructions du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Bienvenu Zokoué.

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Dans leur déclaration, les responsables associatifs dénoncent le traitement réservé à leurs collègues. Ils considèrent que ces derniers sont traités comme de grands criminels alors qu’ils exerçaient, selon eux, leurs activités d’activistes de la société civile.

 

Les signataires établissent également un contraste avec le traitement que les autorités accorderaient à des personnes impliquées dans des crimes et dans le pillage des ressources nationales. Ils réclament la libération immédiate des cinq responsables et invoquent la Constitution du 23 août 2023 pour défendre le droit de la société civile à exercer ses activités.

 

Un ultimatum assorti d’une menace de désobéissance civile

 

La déclaration fixe une échéance précise aux autorités centrafricaines : le lundi 19 octobre à 15h30. Les organisations conditionnent l’absence de nouvelles actions à la libération des cinq responsables et à une réduction des prix des hydrocarbures à la pompe.

 

« Si les leaders de la Société Civile arbitrairement arrêtés ne sont pas libérés à partir du lundi 19 octobre à 15h30 et que le prix des hydrocarbures n’est pas réduit à la pompe », préviennent les signataires, ils se réservent le droit d’appeler à une nouvelle désobéissance civile.

 

Cette menace intervient après la journée ville morte organisée le lundi 12 octobre à l’initiative de mouvements de la société civile opposés à la hausse des prix des carburants. Les organisateurs de cette mobilisation dénonçaient les conséquences du coût des hydrocarbures sur les conditions de vie des Centrafricains.

 

Les organisations signataires présentent leur éventuelle nouvelle mobilisation comme un moyen de soulager les souffrances de la population. Leur déclaration ne précise pas encore les formes que pourrait prendre cette désobéissance civile si les autorités ne répondent pas à leurs exigences avant l’échéance fixée.

 

La libération des cinq responsables au cœur des revendications

 

La déclaration porte les signatures de représentants de plusieurs structures, dont l’AUDH, l’ATCD-RCA, l’ONAFAC, la FNOSC, l’ACAT-PICA, le RFFED et la FEVCA, ainsi que d’autres organisations et militants de la société civile.

 

Les organisations exigent la fin de la garde à vue des militants et brandissent la menace d’une désobéissance civile si le prix des hydrocarbures ne baisse pas à la pompe.

Les signataires demandent aux plus hautes autorités du pays de libérer sans condition les cinq responsables arrêtés. Ils associent cette exigence à la baisse des prix des hydrocarbures, deux revendications qui constituent désormais les conditions posées avant l’échéance du 19 octobre à 15h30.

 

À cette date, les autorités devront faire face à un ultimatum dont l’expiration pourrait déboucher sur une nouvelle campagne de désobéissance civile à Bangui et dans le reste du pays. 

 

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