
L’enlèvement de Steeve Bendo-Ndeni à son domicile, le 15 octobre à Bangui, suivi de plusieurs heures de disparition, confirme les méthodes abusives des forces de sécurité et de leurs alliés russes du groupe Wagner. Le leader de la société civile est séquestré dans les locaux de la FICU, après une ruse et un raid commis par des mercenaires russes.
Une arrestation illégale qui terrorise ses proches et son quartier
Steeve Bendo-Ndeni, figure de la société civile centrafricaine, a été enlevé chez lui le jeudi 15 octobre 2026, dans le quartier Combattant à Bangui. Des mercenaires russes ont fracturé la porte de son domicile avant de le livrer aux agents de la FICU, la Force d’intervention du corps urbain.

Cette violence gratuite a semé la panique dans le voisinage. Son père, officier de gendarmerie résidant au camp de Castor, a subi une grave crise de tension au moment d’apprendre le sort réservé à son fils et il est admis à l’hôpital communautaire.
Face à cet enlèvement, les responsables de la société civile se sont heurtés à un mur de silence. Le porte-parole du Groupe de travail de la société civile, Paul Crescent Béninga, s’est heurté aux refus de la Compagnie nationale de sécurité, du procureur de la République, du commissariat central et de la brigade criminelle, qui ont sciemment caché sa localisation.
À lire aussi : Enlevé par les mercenaires russes du groupe Wagner, Steeve Bendo-Ndeni, leader de la société civile centrafricaine reste introuvable
Steeve Bendo-Ndeni se trouve en ce moment aux mains de la FICU. Son transfert par les mercenaires russes dans ces locaux traduit l’arbitraire total de cette détention, l’illégalité absolue de la procédure et le déni de droit imposé à sa famille.
Fidèle Ngouandika confirme le basculement du pays dans un régime policier
Cette séquestration met à jour le visage répressif des services de sécurité. Le ministre conseiller à la présidence, Fidel Ngouandika, affirme haut et fort que la République centrafricaine fonctionne désormais comme un État policier. Son constat rejoint le désarroi de la population confrontée aux arrestations ciblées et au piétinement des libertés publiques.
Le pouvoir en place balaie le principe d’égalité devant la justice. Les citoyens ordinaires subissent la loi pendant que Baba Kongoboro et ses proches ainsi que ses milices armées s’octroient une impunité totale.
Les mercenaires russes prennent le contrôle de l’appareil sécuritaire
Au-delà de cette agression, la domination des mercenaires russes asphyxie l’appareil sécuritaire centrafricain. Ces criminels transfrontaliers russes dictent leur volonté aux services de l’État et dirigent les opérations de la CNS, de la FICU, de l’OCRB ainsi que de la SRI.
Dans ce dossier, les mercenaires russes ont mené l’assaut principal avant d’ordonner à la FICU d’assurer le gardiennage du leader de la société civile. Cette chaîne de commandement illégale orchestre la répression contre la société civile.
Ces exactions coïncident avec la capture de quatre autres responsables citoyens le 15 octobre, ciblés pour avoir organisé la journée « ville morte du 12 octobre » contre la hausse des prix du carburant. Le pouvoir cherche ainsi à étouffer toute contestation sociale.
La participation directe du ministre chef requin Doneng pointé du doigt
L’enlèvement de Steeve Bendo-Ndeni met en lumière le rôle direct du ministre chef requin, Héritier Doneng. Utilisant des querelles privées comme prétexte, ce dernier a poussé discrètement cette opération commando.
Il y’a lieu de rappeler que le chef de la milice Requin Héritier Doneng instrumentalise discrètement des réseaux parallèles en dehors de son cadre ministériel. Il utilise la force pour régler ses comptes personnels et réduire au silence ses contradicteurs.
Cet enlèvement du leader de la société civile par le groupe Wagner et les agents de la FICU illustre les méthodes brutales du pouvoir en place.
Une spirale d’intolérance et d’abus d’autorité
Ce kidnapping s’inscrit dans un plan plus large d’intimidation politique marqué par le passage en force de la nouvelle Constitution, les fraudes et la capture des figures associatives. Les milices russes multiplient les menaces, les séances de torture et les disparitions forcées.
L’affaire Steeve Bendo-Ndeni concentre toute la violence du régime : une irruption au domicile, un enlèvement secret puis un séquestrement dans les geôles de la FICU. Les proches exigent la libération immédiate du militant et la fin des exactions.
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org




