« J’ai vu les mains de Touadéra porter les têtes de plusieurs Centrafricains » : Charles Talingano livre une vision qu’il présente comme un avertissement

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Le pasteur Charles Talingano affirme avoir vu, dans une vision qu’il attribue au Saint-Esprit, les mains du président Faustin-Archange Touadéra porter les têtes de plusieurs Centrafricains égorgés.

 

Dans sa déclaration, il revient sur ce qu’il présente comme une vision reçue après la visite du chef de l’État centrafricain au Vatican. Il décrit des images de victimes qui, selon lui, se trouvaient derrière le président et les membres de sa délégation.

 

« J’ai vu les mains de Touadéra porter les têtes de plusieurs Centrafricains » : Nicolas Talingano livre une vision qu’il présente comme un avertissement
DTrafic d’ossement humain dans le Mbomou, un homme arrêté par la gendarmerie

 

« Regarde ta main que tu ouvres quand tu es même dans l’église. Ces mains, je les ai vues porter la tête de plusieurs Centrafricains », affirme Charles Talingano .

 

Le pasteur Charles Talingano  insiste sur la gravité de cette image. Il parle de personnes « égorgées » et évoque également des victimes dont certains membres ont été coupés.

 

Il relie ensuite cette vision au serment présidentiel. Selon lui, Faustin-Archange Touadéra avait juré de garantir la sécurité des Centrafricains et de protéger leur intégrité physique.

 

« Toi qui as prêté serment que tu gardes le Centrafricain, que tu assures la sécurité du pays, tu prends soin du Centrafricain, son intégrité physique », déclare-t-il.

 

Pour Charles Talingano  Talingano, cette responsabilité ne peut être dissociée du sang versé dans le pays. Il établit un parallèle avec le récit biblique de Caïn et Abel, présenté comme la première illustration du sang innocent réclamant justice devant Dieu.

 

« Le sang d’Abel a crié justice devant la face de Dieu », affirme le pasteur.

 

Le pasteur Charles Talingano  interpelle directement Faustin-Archange Touadéra à la suite de sa visite officielle au Vatican.

Il évoque également des personnes qui, dans sa vision, auraient continué à suivre le président malgré leur mort. Certaines seraient apparues sans certains de leurs membres, tout en réclamant le prix de leur sang et de leur décapitation.

 

« Beaucoup de ceux qui marchaient derrière toi étaient même des hommes, des femmes, qui n’avaient plus quelques-uns de leurs membres », affirme-t-il.

 

Le pasteur présente ces images comme une représentation spirituelle des conséquences des violences commises en Centrafrique. Il ne fournit pas, dans cette déclaration, de noms de victimes ni de faits précis permettant d’établir matériellement les accusations qu’il formule.

 

Son propos repose sur une vision religieuse qu’il dit avoir reçue et interprétée comme un avertissement adressé au chef de l’État. Il affirme que la fonction présidentielle ne met pas son titulaire à l’abri d’une responsabilité morale devant Dieu.

 

« Le prix du sang, de la misère, des pleurs, de l’angoisse et de la mort de la République centrafricaine », déclare encore Nicolas Talingano en s’adressant directement à Touadéra.

 

Cette séquence constitue l’un des passages les plus sévères de sa déclaration sur la visite présidentielle au Vatican. Le pasteur présente les images qu’il dit avoir vues comme un avertissement sur les conséquences spirituelles du sang versé en Centrafrique. Actions disponibles