Centrafrique : Quelle part de souveraineté reste effectivement maîtriser par les institutions républicaines ?

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Centrafrique : Quelle part de souveraineté reste effectivement maîtriser par les institutions républicaines ?

 

Centrafrique : Quelle part de souveraineté reste effectivement maîtriser par les institutions républicaines ?
De gauche à droite Simplice Mathieu Sarandji, Faustin Archange Touadera, Tina Touadera et Félix Moloua en prière à l’église Apostolique de Lakouanga

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 L'État est par définition une personne morale de droit public qui dispose de la souveraineté sur un territoire habité par une population.

 

Cela suppose la présence cumulative des trois éléments constitutifs qui se résument en un territoire, une population et un pouvoir politique organisé.

 

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Au delà de ce décor, la République centrafricaine présente une apparence d'un État souverain parce qu'elle a un Président quoique mal élu, un gouvernement, une assemblée nationale et surtout une constitution qui organise les pouvoirs publics, fixe les pouvoirs des dirigeants et garantit les droits fondamentaux des citoyens.

 

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Il apparaît important à ce stade de souligner que ces prestigieuses notions d'Etat et de souveraineté ne se limitent pas qu'à l'existence des institutions républicaines mais elles relèvent aussi de la capacité exclusive de l'État dit souverain de prendre librement des décisions et orientations stratégiques, de protéger l'intégrité et l'inviolabilité du territoire ainsi que de disposer librement de ses ressources naturelles.

 

Ce formalisme juridique est loin de la réalité socio-politique de notre nation et est gérée sur tous les plans par procuration par les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner.

 

Il s'agit ainsi d'une souveraineté sous influence ou asymétrique car les Wagners jouent un rôle hyper important dans la haute sphère décisionnelle de notre pays.

 

L'opinion nationale a compris qu'un partenariat dans le cadre d'une coopération sécuritaire avec des mercenaires soit-il reste légitime en droit international mais lorsque ce partenariat devient indispensable à la survie politique du régime, il y'a problème car notre pays ne conserve que les attributs de l'État mais la gestion du pays l'échappe au profit de la nébuleuse Wagner.

 

Ainsi, il ne peut y avoir d'Etat sans souveraineté…par voie de conséquence notre nation s'érige en un État failli, un État sous occupation.

 

Fort de ce qui précède, le véritable défi de la septième République est celui de la capacité du pouvoir de Bangui à reprendre le contrôle de la destinée de son peuple…ce qui s'apparente à de la mer à boire.

 

Dans le désespoir, le citoyen lambda toujours inquiet s'interroge :

 

1- Comment construire une souveraineté durable si le pouvoir ne maîtrise pas ses moyens de défense et de décision ?

 

2- En d'autres termes, la septième République appartient-elle encore à une nation souveraine dès lors que ses décisions stratégiques se prennent au mépris des aspirations du peuple ?

 

3- Faisant l'économie du paradoxe, un État peut-il être juridiquement souverain et laisser les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner décider des choix et orientations stratégiques importants ?

 

4- Au delà de l'ambiguïté, les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner sont-ils des partenaires militaires encadrés par un accord ou plutôt des acteurs politiques au sommet de l'État ?

 

5- Entre le pouvoir de Bangui et les alliés, qui détient véritablement les leviers stratégiques du pouvoir ?

 

En tout état de cause, le Président de la République lui-même est convaincu de la fin imminente de son règne car les signes avant-coureurs de déclin s'accumulent au point de devenir préoccupants.

 

Le pays agonise lentement et résolument nonobstant les soins palliatifs d'urgence administrés.

 

La solution idoine à cette crise ne réside que dans une éventuelle transition politique consensuelle sans l'actuel Président de la République.

 

Ce nouveau contrat social a besoin d'écrire une nouvelle page de l'histoire avec de nouveaux acteurs politiques et avec un nouveau projet de société qui répondra aux aspirations du peuple souverain.

 

C'est bien évidemment ce qu'a proposé le Rassemblement Unitaire dans le cadre des consultations citoyennes sans exclusive pour une renaissance centrafricaine que je vous invite au passage à y adhérer massivement.

 

En outre, nous adressons un message de réconfort républicain et patriotique au sieur Dominique Désiré ERENON et tous ceux ou celles qui sont injustement emprisonnés, séquestrés au prix de leurs opinions ou visions politiques innovantes.

 

Nous vous rappelons que dans les grandes nations civilisées et de démocratie à travers le monde on gère un peuple en lui rendant des comptes, en l'informant sur ce qu'on fait et en lui expliquant la méthode utilisée pour le gérer.

 

La souveraineté Centrafrique semble compromise, alors que le groupe Wagner influence les décisions stratégiques au sommet du pouvoir politique.

S'inscrivant dans la suite logique de ce qui précède et au nom de ce droit à l'information, donnez des explications fiables, détaillées et crédibles au peuple non seulement sur la légalité, la licéité et la légitimité de la décision du ministre de l'éducation nationale de détruire les smartphones considérés comme une denrée rare des candidats qui ont triché ou fraudé aux épreuves du baccalauréat 2026 mais aussi de s'expliquer sur les éléments du groupe paramilitaire des Wagners qui arborent les tenues officielles de la police nationale avec tous les attributs de souveraineté et qui procèdent illégalement aux missions de police judiciaire en fouillant les boutiques des particuliers soit disant à la recherche de "cache d'armes".

 

Au delà du mutisme non expliqué de la grande muette qui est une institution republicaine vouée à la défense des intérêts du peuple, la population tétanisée et anesthésiée se réveillera de son profond sommeil onirique pour organiser la résistance et proclamer leur besoin et désir de liberté.

 

Cependant les paisibles habitants de Limassa et par extension sur l'échelle de la République vous alertent que le chronomètre de fin de cycle est déclenché et que la fin de règne, de l'effondrement d'un régime construit sur de mensonges, des manipulations est imminente.

 

Monsieur le président, n'attendez pas que les bruits de botte, la cyrene des morts, la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour se rendre à l'évidence que le moment d'escalader les clôtures des chancelleries et ambassades est enfin arrivé.

 

En outre, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur au risque d'être contraint par des éléments qui vous respectaient.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance ou acharnement, ne dites surtout pas que c'est moi depuis le royaume de Limassa.

 

Limassa le 25 Juillet 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Environnementaliste.

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