Centrafrique : la CPS s’agite sur Boali et s’efface devant Alindao et Wagner

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le Parquet spécial de la Cour Pénale Spéciale annonce une évaluation préliminaire sur les violences de Boali, alors que les massacres d’Alindao et les décapitations attribuées à Wagner restent sans suite judiciaire.
Une communication rapide sur Boali
Le Parquet spécial près la CPS a publié un communiqué le 22 juillet 2026, référencé N° 033/CPS/BPS.26. Il exprime sa préoccupation face aux violences communautaires survenues à Boali. Une évaluation préliminaire doit déterminer s’il existe des crimes de guerre dans ce dossier.
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Le parquet de Bangui s’était pourtant déjà saisi de cette affaire. La justice ordinaire travaillait sur les responsabilités liées à ces violences intercommunautaires. La CPS intervient donc sur un dossier que les tribunaux nationaux peuvent traiter eux-mêmes.
Le mandat de la CPS remis en question
Le mandat de la Cour Pénale Spéciale couvre les crimes de masse, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Il ne couvre pas les affaires que la justice ordinaire peut déjà instruire. Plusieurs observateurs y voient une tentative de justifier la présence continue de l’institution dans le pays.
Le dossier Alindao laissé de côté
Les massacres d’Alindao, attribués à l’UPC, restent largement sans suite judiciaire devant la CPS. L’ancien chef rebelle Hassan Bouba, aujourd’hui ministre en Centrafrique, avait été arrêté par la Cour. Il a été libéré quelques minutes avant son transfert vers la maison d’arrêt.
Selon plusieurs organisations de défense des droits humains, des mercenaires de Wagner et des éléments de la garde présidentielle sont intervenus pour l’exfiltrer. La CPS n’a pas relancé les poursuites contre lui ni contre ses lieutenants depuis cet épisode.
Aucune réaction sur les décapitations commis par les mercenaires russes du groupe Wagner. Pourtant, des vidéos publiées sur les réseaux sociaux par ces mêmes voyous de Poutine et Touadera montrant des têtes décapitées allongées sur un tapis devant les commanditaires joyeux . Ces images concernent notamment des événements survenus dans la Nana-Mambéré. Elles ont été transmises aux magistrats de la CPS, selon les mêmes sources.
Aucun communiqué n’a suivi ces transmissions. Le Parquet spécial n’a annoncé aucune enquête sur ces exactions attribuées aux mercenaires russes.
Une réactivité qui varie selon les dossiers
La CPS a communiqué rapidement sur deux dossiers récents : Am-Dafock le mois dernier, puis Boali. Cette même rapidité ne s’observe pas sur les dossiers impliquant des acteurs protégés par le pouvoir. Le cas Hassan Bouba et les vidéos de décapitations en sont des exemples.
La question du financement international
L’Union européenne, l’ONU et d’autres bailleurs financent la CPS pour juger les crimes de guerre en Centrafrique. Ces fonds financent aujourd’hui une institution active sur des dossiers déjà traités par la justice ordinaire, mais silencieuse sur les crimes les plus graves documentés dans le pays.
Les violences communautaires à Boali soulèvent des questions sur la gestion des dossiers par la CPS, surtout face aux exactions Wagner et à l’affaire Hassan Bouba.
Par Gisèle MOLOMA
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