Centrafrique : Le pouvoir dictatorial de Bangui est-il à l’aube d’une fin imminente de règne ?
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Depuis plus d’une décennie de gouvernance calamiteuse caractérisée par une tolérance voire le laxisme latent du peuple, le pouvoir dictatorial de Bangui rentre dans une zone de turbulence politique sans précédent avec une conséquence logique sur la stabilité du pays et surtout sur l’avenir de la démocratie centrafricaine.
Ces différentes tensions politiques, sécuritaires et économiques suscitent de sérieuses interrogations au point de penser aux signes cliniques de fin de règne d’un régime despotique.
La septième République imposée au peuple qui en réalité n’est qu’un troisième mandat anticonstitutionnel montre des signes d’essoufflement, de fébrilité sans pareil, de fragilité qui alimentent les spéculations d’une fin de règne brusque et fatale.
Ces distincts indices socio-politiques, économiques et sécuritaires associés aux tensions de trésorerie, aux sevrages financiers de la communauté internationale ainsi qu’à la desaccoutumance des partenaires au développement qui caractérisent non seulement un recul, un affaiblissement ou une érosion progressive de pouvoir mais annonce aussi une fin imminente d’un pouvoir confisqué aux forceps, la nécessité d’une alternance politique naturelle ou forcée pour restaurer la démocratie et la souveraineté du peuple.
Le pouvoir de Bangui s’est d’abord illustré négativement lors de la compétition électorale à la mairie de Bangui où le pouvoir a présenté deux antagonistes qui s’entre-dechiraient par l’intermede de mercenaires politiques respectifs.
L’on relève par la même occasion des défections importantes l’armée nationale, le climat de suspicion qui s’installe dans la grande muette où les principaux promoteurs de la septième République se retournent contre le régime par manque de récompenses adéquates, de reconnaissances à hauteur des sacrifices consentis.
En outre, les mercenaires russes du groupe Wagner qui caractérisent la stabilité sécuritaire du pouvoir de Bangui se battent actuellement à l’est du pays avec les forces armées centrafricaines sensées être leurs alliés.
Enfin, l’énigmatique entente entre les forces armées régulières et les résistants “Azandés” qui furent ennemis sont aujourd’hui des alliés de ces derniers pour combattre les forces d’occupation de Wagner.
Ces signaux restent et demeurent les enjeux importants de cette analyse.
Au regard d’un pouvoir qui voyage beaucoup mais qui ne gouverne pas et qui se caractérise par des pillages, des crimes, des enlèvements et séquestrations, des menaces d’opposants etc, le citoyen lambda s’interroge :
1- Le pouvoir de Bangui vacille t-il ou est-il à l’aube d’une fin de règne ?
2- En d’autres termes, assiste t-on aux prémices de la fin de la septième République ?
3- La septième République tant vantée est-elle mort-née ou est-elle une coquille vide ?
En tout état de cause, la septième République est devenue un piège qui va noyer inévitablement son propre promoteur.
Ces éléments référencés ci-haut convergent tous vers la chute du pouvoir dictatorial de Bangui.
En conséquence de ce qui précède, l’interprétation des signes du temps n’impose que deux options plausibles :
Soit partir du pouvoir avec gloire en démissionnant, soit quitter le pouvoir sans gloire par la force des événements eu égard à la dégradation exponentielle de la géopolitique sous régionale.
Par ailleurs, nous avons une pensée républicaine et patriotique pour la sous préfète et les autres en captivité et sacrifiés par le pouvoir de Bangui entre les mains des résistants “Azandés” qui ne réclament rien d’autres que leur portion de droit dans la République.
Enfin, il faut souligner que ce qui est fabuleux dans le mensonge érigé en mode de gouvernance de la septième République, c’est que le Président de la République et son gouvernement peuvent mentir à tout un peuple sauf à eux-mêmes.
Nous vous rappelons qu’on ne gère pas un peuple sans pour autant lui expliquer comment on le gère…alors donnez des explications au peuple non seulement sur les affrontements meurtriers à l’est du pays mais aussi sur le contrat signé avec le président américain pour la réception sur le territoire national des migrants expulsés des États-Unis.
En attendant que le peuple souverain plongé artificiellement dans un profond sommeil onirique se réveille et de se rendre à l’évidence que la supercherie de changement de constitution qui a embobiné le peuple avec une cargaison de mensonges était exclusivement destiné à faciliter le troisième mandat illégal, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin de règne, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.
Lorsqu’un pouvoir fait peur à tout le monde et par la même occasion commence à avoir peur de son propreombre…c’est inévitablement la fin.
Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.
Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur au risque d’être contraint Monsieur le Président pour ouvrir la voie à une transition politique consensuelle afin de donner une ultime chance à la nation de se reconstruire non sur des ruines mais sur de bases saines Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Limassa le 27 Juin 2026.
Par Bernard SELEMBY DOUDOU.
Juriste, Environnementaliste.
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org




