Pagaille totale à l’UNOPS : la colère des employés contractuels face aux salaires impayés chroniques
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
La colère explose à l’UNOPS où la gestion des salaires vire au chaos. Certains contractuels accumulent jusqu’à cinq mois d’arriérés pendant que l’administration refuse de s’expliquer.
Le désordre administratif s’installe durablement au sein de l’UNOPS à Bangui, et ce sont les travailleurs centrafricains qui en paient le prix fort. Alors qu’une régularisation globale était attendue, le prestataire de la MINUSCA a mis en place un système de paiement partiel et sélectif. Certains agents ont reçu une partie de leurs émoluments, tandis que d’autres sont purement et simplement oubliés par la comptabilité. Cette politique du deux poids, deux mesures crée une fracture profonde entre les équipes, laissant de nombreux contractuels sans ressources, certains accumulant désormais jusqu’à cinq mois d’arriérés de salaire, quand d’autres attendent depuis deux ou trois mois.
Ces dysfonctionnements à répétition ne datent pas d’hier, mais leur persistance interroge sur la volonté réelle de l’administration. Curieusement, les cadres et les responsables de l’UNOPS ne subissent jamais le moindre retard de virement ni la moindre erreur sur leurs fiches de paie. Les anomalies techniques et les lenteurs de validation administrative semblent réservées exclusivement aux employés nationaux. Pour ces derniers, les excuses fournies par la direction se succèdent et se ressemblent, rejetant la faute sur des processus internes qui ne s’appliquent jamais aux dirigeants de la mission.
Cette situation pousse de nombreux observateurs à se demander si ces oublis volontaires ne cachent pas une stratégie délibérée pour décourager le personnel et pousser les agents vers la sortie sans indemnités. Face à la machine onusienne, les employés locaux se sentent totalement démunis. Pour une institution de l’envergure des Nations Unies, les sommes dues à ces pères et mères de famille centrafricains représentent des miettes budgétaires, une poussière financière qui ne devrait poser aucune difficulté de trésorerie.
Le silence de la direction de la MINUSCA face aux agissements de son prestataire principal devient pesant. En fermant les yeux sur cette gestion financière chaotique et discriminatoire, la mission onusienne cautionne l’asphyxie économique des familles centrafricaines. Ce traitement inégal des salaires montre le fossé qui sépare les discours officiels sur les droits des travailleurs et la réalité vécue par ceux qui font fonctionner la mission au quotidien à Bangui.
Par Éric Azoumi
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
3
CNC groupe 4
CNC groupe le Soleil
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube :
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email :
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org




