Ça y est ! Le mytho-dictateur Faustin-Archange Touadéra déclare : J’ai noté avec satisfaction la signature des accords de coopération juridique et judiciaire avec la Russie . La RCA est désormais complètement sous colonisation russe

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Ça y est ! Le mytho-dictateur Faustin-Archange Touadéra déclare :  J’ai noté avec satisfaction la signature des accords de coopération juridique et judiciaire avec la Russie . La RCA est désormais complètement sous colonisation russe

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En s’accaparant les tribunaux de la République lors de cette audience solennelle, l’autocrate de Bangui livre le dernier verrou de la souveraineté nationale. Ce décret verbal officialise la mainmise définitive de Moscou sur l’ensemble des structures vitales du pays.

 

La capitulation de l’appareil judiciaire représente la pièce finale d’un puzzle de colonisation intégrale amorcé depuis plusieurs années par la Russie. Le régime de Bangui ne se contente plus de confier sa sécurité rapprochée à des forces extérieures, il a méthodiquement abandonné des pans entiers de la souveraineté économique, douanière, fiscale et forestière aux agents du Kremlin. De la gestion des frontières à la collecte des taxes dans les cordons douaniers, en passant par le pillage industriel des massifs forestiers de la Lobaye et de la Sangha-Mbaéré, chaque secteur stratégique est aujourd’hui piloté par des conseillers russes. L’intrusion officielle de Moscou dans la rédaction et l’application des lois vient sceller ce processus d’absorption, transformant l’État centrafricain en une entité totalement privée d’autonomie décisionnelle.

 

L’alignement du droit national sur le modèle de la Fédération de Russie détruit le principe même de la légalité républicaine. En imposant la tutelle technique de conseillers étrangers sur les magistrats, le pouvoir met en place une machine d’invalidation systématique des règles administratives ordinaires. La gendarmerie, la police nationale et l’armée se retrouvent de fait soumises à des protocoles de commandement et de surveillance conçus en dehors des frontières, où le maintien de l’ordre public se confond avec la protection des intérêts économiques de la puissance occupante. Les commissariats et les brigades de recherche perdent leur autonomie opérationnelle pour devenir les bras armés d’un dispositif global de quadrillage sécuritaire, destiné à neutraliser toute contestation populaire face à la misère sociale grandissante.

 

La pénétration russe dans l’administration des finances et des forêts crée une zone d’ombre permanente qui échappe à tout contrôle de la Cour des comptes ou des inspections d’État. Les concessions minières et forestières octroyées aux entreprises liées au Kremlin sont sanctuarisées par des mécanismes juridiques d’exception que les tribunaux de Bangui sont désormais sommés de valider sans discussion. Cette criminalisation rampante de l’économie s’appuie sur la complicité forcée d’un corps judiciaire tétanisé par la peur des représailles politiques et des limogeages immédiats. Les magistrats intègres assistent impuissants à l’instauration d’un droit colonial moderne, où la spoliation des ressources du sous-sol et la destruction de la faune nationale sont légitimées par des accords bilatéraux secrets.

 

Le projet de restructuration de la justice militaire s’intègre directement dans cette stratégie de verrouillage global des services de défense et de sécurité. En confiant l’élaboration du statut des juges militaires à des instances sous influence étrangère, le pouvoir exécutif s’assure que les exactions commises sur le terrain par les troupes et leurs instructeurs extérieurs ne pourront jamais être poursuivies devant des juridictions civiles indépendantes. Cette justice de garnison, déconnectée des réalités constitutionnelles du pays, sert de bouclier de protection pour garantir l’impunité des réseaux criminels qui maintiennent le régime à flot. Le droit devient ainsi une simple technique de dissimulation des violences de masse et des détournements de fonds publics à grande échelle.

 

La complicité du sommet de l’État dans cette entreprise de démantèlement des institutions nationales éclate au grand jour à travers les silences calculés du discours présidentiel. Alors que la population subit la hausse des prix, l’insécurité galopante et le racket quotidien sur les axes routiers, la présidence s’attarde sur la criminalisation de l’espace virtuel et la traque des opinions dissidentes sur les réseaux sociaux. Ce décalage profond montre que la priorité du pouvoir n’est pas le fonctionnement des services publics ou le bien-être des citoyens, mais la préservation d’une dictature impériale totalement inféodée à ses parrains extérieurs. L’indépendance nationale est devenue une formule creuse, un slogan de propagande utilisé pour masquer la réalité d’un territoire national entièrement géré comme un comptoir colonial par les émissaires de Moscou.

 

Par Alain Nzilo

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